Avec sa voix grave et sa stature de colosse, Laurent Gamelon s’est imposé comme l’un des visages les plus familiers du paysage audiovisuel français. Depuis plus de quarante ans, ce comédien chaleureux promène sa silhouette athlétique du cinéma de comédie aux plateaux de télévision, sans jamais oublier les planches du théâtre.
Né à Boulogne-Billancourt en 1960, le célèbre artiste a su transformer ce physique imposant en un formidable outil de jeu. Loin de s’enfermer dans un registre unique, il a conquis le grand public par sa bonhomie naturelle et son sens inné du timing comique.
Une carrure imposante au service du rire
Les premiers pas de Bouvard au phénomène P.R.O.F.S.
La carrière théâtrale et télévisuelle de l’acteur prend son envol au tout début des années 1980. En effet, c’est en rejoignant l’équipe mythique du Le Petit Théâtre de Bouvard en 1982 qu’il fait ses premières armes face aux caméras.
Cependant, sa véritable révélation auprès du grand public survient en 1985 sur le grand écran. Il y incarne un professeur de sport loufoque nommé Gérard Biril dans la comédie culte P.R.O.F.S., donnant la réplique à Patrick Bruel.
L’étiquette de gros bras du cinéma français
En raison de sa voix de basse et de sa taille imposante, les réalisateurs lui confient régulièrement des rôles de gros bras. Ainsi, durant les décennies 1980 et 1990, il enchaîne les apparitions en incarnant des policiers, des déménageurs ou des chauffeurs de taxi.
Malgré cette étiquette physique, Laurent Gamelon parvient à insuffler une vraie dose d’humanité et de dérision à chacun de ses personnages. Il participe alors à plusieurs comédies populaires de l’époque comme La Crise ou Une époque formidable…, marquant les esprits par sa présence singulière.
Les grandes collaborations du grand écran
La complicité avec Francis Veber et Dany Boon
Au tournant des années 2000, le comédien français entame une collaboration fructueuse avec le cinéaste Francis Veber. Ce dernier lui offre des rôles marquants dans de grands succès populaires, notamment dans Le Placard, Tais-toi ! ou encore La Doublure.
Par la suite, l’acteur tape dans l’œil de Dany Boon qui l’intègre à ses propres projets cinématographiques. Le public le retrouve ainsi dans La Maison du bonheur en 2006, puis sous les traits de Duval dans le film à succès Rien à déclarer en 2011.
Des seconds rôles marquants sous la direction de grands réalisateurs
Parallèlement à ces duos complices, Laurent Gamelon collabore avec d’autres grands noms du cinéma français. Il tourne par exemple sous la direction de Patrice Leconte dans Confidences trop intimes et La Guerre des miss, où il interprète un coiffeur mémorable.
Plus récemment, il s’illustre également dans des comédies variées comme Neuilly sa mère, sa mère ! ou encore le film Permis de construire d’Éric Fraticelli. Ces prestations confirment sa capacité à enrichir chaque projet de son énergie communicative.
Une figure incontournable du petit écran
De Diane, femme flic à la saga Clem
À la télévision, Laurent Gamelon s’impose rapidement grâce à des rôles récurrents dans des séries très appréciées des téléspectateurs. De 2003 à 2009, il prête ses traits au commissaire Serge Carro dans le feuilleton policier Diane, femme flic.
Toutefois, après de nombreuses apparitions de ce personnage marquant, le comédien quitte le programme à la suite d’un désaccord financier avec la production. Cette décision ne l’éloigne pas pour autant des écrans, bien au contraire.
Quelques années plus tard, il décroche le rôle de Jean-Paul Boissier dans la série à succès Clem. L’acteur de Clem incarne ce père de famille attachant durant plusieurs saisons, devenant l’un des piliers de cette aventure familiale très suivie.
Des apparitions télévisées mémorables
En dehors de ses rôles réguliers, Laurent Gamelon multiplie les apparitions dans des productions télévisées majeures. Les téléspectateurs ont pu l’apercevoir dans des programmes très divers, témoignant de sa grande polyvalence :
- Sa participation à la série humoristique culte Kaamelott ;
- Son rôle de Séraphin dans le téléfilm historique Le Bal des célibataires ;
- Des apparitions remarquées dans Joséphine, ange gardien et Capitaine Marleau ;
- Sa performance récurrente dans le feuilleton quotidien Demain nous appartient sur TF1.
Les planches : le véritable jardin de l’acteur
L’interprète idéal du théâtre de boulevard
Malgré son omniprésence à l’écran, le théâtre reste la grande passion de Laurent Gamelon. En effet, il y comptabilise plusieurs centaines de représentations à travers de nombreuses pièces de boulevard.
Le metteur en scène Bernard Murat le considère d’ailleurs comme l’ interprète idéal pour Georges Feydeau. Cette collaboration donne notamment naissance à des pièces à succès comme La Puce à l’oreille, qu’il joue aux côtés de Jean-Paul Belmondo, ou encore Tailleur pour dames.
De l’art du doublage aux écrans publicitaires
Grâce à sa voix chaude et reconnaissable entre mille, le comédien s’illustre aussi avec brio dans l’exercice du doublage. Il prête notamment son organe vocal à des personnages de films d’animation très populaires, incarnant par exemple la voix de l’Empereur Zurg dans le deuxième volet de Toy Story.
De plus, cette voix singulière fait de lui le visage de la célèbre saga publicitaire de la MAAF durant plusieurs années. De 2011 à 2016, son personnage de directeur pointilleux amuse les Français avant de passer le relais.
Aujourd’hui encore, Laurent Gamelon continue de surprendre son public par des apparitions inattendues, à l’image de sa participation récente à l’ émission Mask Singer au printemps 2026. Cette longévité artistique prouve que son capital sympathie reste intact auprès de toutes les générations.
