L’univers du cinéma français voit régulièrement éclore de nouveaux visages prometteurs. Parmi eux, Chaïm Feroleto trace son chemin avec une singularité remarquable, combinant un héritage artistique solide et une discipline rigoureuse issue du sport de compétition. Né en 2006, ce jeune comédien fait ses premiers pas sur les écrans tout en s’éloignant des parcours académiques traditionnels.
Une enfance entre scène et rituels familiaux
Fils de l’actrice Valérie Karsenti et du comédien d’origine franco-italienne François Feroleto, le jeune homme grandit dans un environnement profondément ancré dans le spectacle vivant. Avec son frère aîné Léon, né en 2002, il partage un quotidien rythmé par des habitudes simples. La famille se retrouve ainsi chaque mois pour s’échapper à Trouville, s’offrant une pause salutaire face à la mer.
À Vanves, l’auteur de l’œuvre naissante fréquente régulièrement la crêperie bretonne baptisée La Girafe, un établissement chaleureux que gère son père au cœur de la commune. Ce cadre de vie équilibré lui permet de grandir loin de la pression médiatique tout en observant de près les réalités du métier de comédien.
Du Stade de Vanves aux plateaux de tournage
Avant de se tourner vers la comédie, l’adolescent s’illustre sur les pistes d’athlétisme. Licencié au club du Stade de Vanves, il montre rapidement de belles aptitudes physiques sous l’égide de la Fédération Française d’Athlétisme. En 2017, lors d’une compétition locale, il décroche par exemple la troisième place du triathlon avec un total de 70 points. Durant cette journée, il s’impose notamment au saut en hauteur en franchissant une barre à 1m09 et brille au lancer à genoux avec un jet à 33 mètres. Cette rigueur sportive va grandement nourrir son approche du métier d’acteur, qu’il embrasse pleinement à partir de 2024.
Les débuts d’une filmographie prometteuse
Le plasticien de son propre jeu fait ses débuts devant la caméra à travers des projets très diversifiés. En 2024, il participe à Sur le fil, un court-métrage étudiant réalisé au sein de l’école de cinéma ÉSEC. La même année, l’artiste Chaïm Feroleto incarne le personnage de Chris dans le film indépendant Gordie. Il fait également une apparition à la télévision dans la série policière Les Invisibles.
L’année suivante, le créateur collabore avec la réalisatrice Isabelle Carré pour le film Les Rêveurs. Dans ce long-métrage, il prête ses traits au personnage de Paul adolescent. Ce drame intimiste reçoit un accueil encourageant du public, affichant des évaluations oscillant entre 6,9 et 7,1 sur dix selon les plateformes de notation.
Récemment, le comédien a franchi un nouveau cap en rejoignant la distribution de la fresque historique d’Antonin Baudry, De Gaulle, dont la sortie nationale était fixée au début du mois de juin 2026. Dans cette grosse production, il prête ses traits au personnage de Pierre. Parallèlement, le public peut le retrouver dans le projet Petit Pont réalisé par Julie Lerat-Gersant ainsi que dans le court-métrage Nolan, dont il tient le rôle-titre.
Un apprentissage direct sur le terrain
Contrairement à ses parents qui ont suivi des cursus théâtraux reconnus, le jeune homme choisit d’apprendre son métier directement sur le tas. Sans passer par les bancs des grands conservatoires ou des cours privés parisiens, il privilégie l’expérience pratique des tournages. Ce choix audacieux lui permet de développer un jeu spontané et moderne. Bien que sa carrière soit encore à ses balbutiements et exempte de récompenses officielles, les professionnels saluent déjà sa polyvalence.
En conciliant la mémoire de ses années d’athlète et la richesse de son cocon familial, le comédien pose des bases solides pour la suite de son parcours. Les spectateurs curieux garderont assurément un œil sur ses futurs projets cinématographiques, qui s’annoncent déjà denses et variés.
