Simon Hubert est assis à une table en bois aux côtés d'une femme souriante dans une pièce chaleureuse

Simon Hubert : l’art de la discrétion et de la création partagée

Dans le paysage artistique français, certains créateurs choisissent l’ombre plutôt que la lumière aveuglante des projecteurs. C’est précisément le chemin qu’emprunte le cinéaste et comédien Simon Hubert, un artiste dont le travail se déploie aussi bien sur les planches que derrière la caméra.

Plutôt que de courir après les honneurs des tapis rouges, cet homme de l’ombre privilégie les collaborations authentiques et les projets intimistes. Sa trajectoire singulière montre qu’il est possible de bâtir une œuvre solide tout en préservant son jardin secret.

Un parcours artistique entre scène, réalisation et écriture

Le parcours de l’artiste témoigne d’une grande polyvalence. À la fois comédien, scénariste et metteur en scène, il explore les multiples facettes de la création dramatique. Au théâtre, il s’est notamment fait remarquer en tant que créateur de la pièce intitulée Retour à la vie.

À la télévision, l’écriture occupe également une place centrale dans son travail. En effet, il a consacré deux années à développer un projet de série dramatique en dix épisodes, baptisé La femme adultère. Cette rigueur dans l’écriture se retrouve également dans ses projets de courts-métrages, qu’il réalise ou scénarise régulièrement.

Du court au long-métrage : une filmographie évolutive

La caméra constitue un autre terrain d’expression privilégié pour le créateur. Sa filmographie de comédien, qui s’étend sur une dizaine d’années, comprend des apparitions marquantes. On le retrouve par exemple dans le court-métrage Mémoires d’une jeune fille dérangée en 2010, où il incarne le rôle de Christophe.

En 2014, il tient le premier rôle dans BLANK, un film court qui explore avec finesse la peur de la page blanche. Plus récemment, il a prêté ses traits à un personnage d’infirmier dans le film historique Le Réseau Shelburn, une œuvre chorale tournée dans les Côtes-d’Armor grâce à des fonds associatifs.

Une alliance fusionnelle avec Sara Giraudeau

Au-delà de ses projets en solo, la vie de Simon Hubert est intimement liée à celle de l’actrice Sara Giraudeau. Leur rencontre sur les planches en 2010 a marqué le début d’une alliance à la fois personnelle et professionnelle particulièrement riche.

Le couple collabore régulièrement, partageant l’affiche de plusieurs courts-métrages. Cette complicité se prolonge dans leur quotidien, loin de l’agitation médiatique. Sa compagne évoque d’ailleurs leur relation comme le développement d’un amour serein et fusionnel, décrivant son compagnon comme un pilier essentiel de leur foyer.

Une vie de famille préservée

Ensemble, ils ont fondé une famille nombreuse et chaleureuse. Leurs trois filles rythment leur quotidien : Mona, née en 2011, Bonnie, venue au monde en 2016, et leur troisième fille née au printemps 2022. Par cette union, Simon Hubert s’est également intégré à une illustre lignée d’artistes, devenant le gendre d’Anny Duperey et de Bernard Giraudeau.

Entre discrétion médiatique et rigueur professionnelle

Bien que certaines sources aient pu qualifier sa filmographie de modeste, les bases de données professionnelles révèlent une réalité bien plus dense. M. Hubert multiplie les projets de réalisation et d’écriture, à l’image de ses récents courts-métrages ou de ses projets en cours de développement.

Cette discrétion est en réalité un choix délibéré. En se tenant à l’écart du tumulte du showbiz, le réalisateur s’offre la liberté de choisir des projets qui font sens, privilégiant toujours la qualité de l’écriture et l’authenticité des relations humaines.

En cultivant ce subtil équilibre entre vie de famille et projets artistiques exigeants, Simon Hubert continue de tracer sa propre voie dans le cinéma français. Son parcours rappelle que la véritable réussite artistique réside parfois dans la sincérité du geste créatif plutôt que dans la recherche de la célébrité à tout prix.


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