Le Monterrey Stadium de Guadalupe, au Mexique, accueillait un rendez-vous historique pour le football mondial. Ce dimanche 21 juin 2026, la rencontre de Coupe du monde entre la Tunisie et le Japon a marqué le 1 000e match de l’histoire des phases finales de la compétition. Pour les supporters tunisiens, l’événement a malheureusement tourné au cauchemar, scellant prématurément le destin de leur sélection nationale.
Après une défaite inaugurale cinglante contre la Suède, les Aigles de Carthage espéraient un sursaut d’orgueil. Cependant, la rigueur et l’efficacité de la sélection nippone ont rapidement douché leurs espoirs. En s’imposant largement quatre buts à zéro, le Japon a livré une prestation collective de haut vol, confirmant son statut d’outsider redoutable dans ce Groupe F.
Une entame de match fatale pour les Tunisiens
Le choc psychologique tant espéré par la fédération tunisienne n’a pas eu lieu. Nommé en milieu de semaine pour remplacer Sabri Lamouchi, limogé après le revers initial, le sélectionneur français Hervé Renard effectuait ses grands débuts sur le banc. Malgré ses ajustements tactiques et la titularisation du gardien Aymen Dahmen, ses joueurs ont sombré dès les premières minutes de la rencontre.
Le calvaire a débuté dès la 4e minute de jeu. À la suite d’un mouvement collectif fluide initié par Ao Tanaka et Keito Nakamura, Daichi Kamada a ouvert le score d’une frappe à bout portant. Totalement dépassée par le rythme imposé, la défense tunisienne a frôlé la correctionnelle dix minutes plus tard. Il a fallu un sauvetage héroïque de Dylan Bronn sur sa ligne, couplé à un arrêt réflexe de Dahmen validé par la technologie, pour empêcher le deuxième but nippon.
La domination japonaise s’est concrétisée à la demi-heure de jeu. Profitant d’une passe décisive de Ko Itakura, l’attaquant de Feyenoord Ayase Ueda a doublé la mise d’une frappe lointaine et précise à ras de terre qui a fini sa course dans le petit filet.
La maîtrise totale de l’axe Tunis-Tokyo
Au retour des vestiaires, le scénario de cette confrontation entre la Tunisie et le Japon n’a pas changé d’un iota. Les joueurs de Hajime Moriyasu ont confisqué le ballon, affichant une possession de 62 % et une précision de passes frôlant les 90 %. Le milieu de terrain tunisien, privé de solutions, n’a jamais réussi à alimenter son meneur de jeu Hannibal Mejbri, constamment pris en étau.
À la 69e minute, une grossière erreur d’alignement de la charnière tunisienne a permis à Junya Ito de se présenter seul face au gardien. L’attaquant japonais a conclu avec un sang-froid remarquable pour porter le score à 3-0. En fin de match, le calvaire des partenaires d’Ellyes Skhiri s’est achevé sur un coup de tête lobé d’Ayase Ueda, qui s’est offert un doublé personnel à la suite d’un centre millimétré de Kaishu Sano.
Un bilan dramatique et des destins opposés
Cette seconde défaite consécutive élimine officiellement la Tunisie de la Coupe du monde 2026. Avec aucun point au compteur, un seul but marqué et neuf encaissés, le bilan comptable s’avère particulièrement lourd pour les hommes d’Hervé Renard. Le technicien français mesure l’ampleur du chantier qui l’attend pour reconstruire un collectif en fin de cycle.
À l’inverse, le Japon réalise une excellente opération. Après avoir décroché un nul encourageant face aux Pays-Bas, les Samouraïs Bleus comptent désormais quatre points et se rapprochent grandement d’une qualification pour les huitièmes de finale. Porté par un collectif huilé et un Ayase Ueda étincelant, le Japon confirme qu’il faudra compter sur lui lors de la phase à élimination directe.
La dernière journée de la phase de poules permettra aux Japonais de valider définitivement leur billet pour le tour suivant, tandis que la Tunisie tentera de sauver l’honneur lors d’un ultime match désormais sans enjeu majeur.
