Le stade BC Place de Vancouver a vibré au rythme d’une rencontre décisive pour le Groupe G de la Coupe du monde 2026. Pour leur deuxième match de la compétition, l’opposition entre la Nouvelle-Zélande et l’Égypte a offert un scénario haletant aux 52 497 spectateurs présents. Menés dès le premier quart d’heure, les Pharaons ont su inverser la tendance en seconde période pour l’emporter brillamment.
Cette confrontation inédite en compétition officielle débouche sur un résultat historique pour le football égyptien. En effet, malgré plusieurs participations passées, la sélection d’Afrique du Nord n’avait encore jamais goûté aux joies d’un succès en phase finale de Coupe du monde. Grâce à cette victoire mémorable, les hommes de Hossam Hassan prennent une option sérieuse sur la qualification.
Un démarrage idéal pour les All Whites
Les Néo-Zélandais ont entamé la partie avec une agressivité positive. Dès la 15e minute, sur un corner parfaitement brossé par Tim Payne, le défenseur central Finn Surman a débloqué la situation d’un coup de casque puissant. Ce début de match idéal a mis en confiance les joueurs de Darren Bazeley, solides physiquement et rigoureux tactiquement.
Durant la première demi-heure, la tension était palpable sur la pelouse canadienne. L’arbitre émirati, Omar Mohamed Ahmed Hassan Al Ali, a dû sortir plusieurs cartons jaunes pour calmer les esprits, notamment contre l’Égyptien Mohanad Lasheen et les Néo-Zélandais Sarpreet Singh et Callum McCowatt. Face au manque d’impact de son milieu, Hossam Hassan a même opéré un ajustement tactique précoce en lançant Hamdy Fathy dès la 41e minute.
Le réveil égyptien porté par son duo d’attaque
Au retour des vestiaires, le visage de la rencontre a complètement changé. Les Pharaons ont affiché un tout autre visage en confisquant le ballon. C’est à la 58e minute que l’égalisation est survenue : idéalement servi par Mohamed Hany, Mostafa Zico a placé une tête imparable pour relancer les siens.
Moins de dix minutes plus tard, l’Égypte a pris l’avantage grâce à son capitaine emblématique. Bien lancé après un une-deux d’école avec Mostafa Zico, Mohamed Salah a trompé le gardien adverse d’une frappe précise du pied gauche à ras de terre. Les Néo-Zélandais ont vivement contesté cette réalisation, réclamant une faute préalable sur Ben Old, mais l’arbitre a validé le but.
Le break définitif est intervenu à la 82e minute. Sur un corner botté par l’incontournable leader de l’attaque, Mahmoud Hassan, dit « Trezeguet », a coupé la trajectoire au premier poteau pour sceller le score de la tête. Les statistiques confirment la domination territoriale des Pharaons avec 55 % de possession de balle globale et 19 tirs tentés.
Les conséquences majeures pour le Groupe G
Ce succès mémorable propulse l’Égypte en tête de sa poule avec 4 points. En revanche, la Nouvelle-Zélande se retrouve désormais en féchée posture avec un seul point au compteur. Les All Whites conservent une chance de qualification pour les seizièmes de finale, mais ils devront obligatoirement s’imposer face à la Belgique lors de la dernière journée du premier tour.
Malgré la déception finale, le match Nouvelle-Zélande – Égypte restera gravé dans les mémoires pour sa ferveur. Après le coup de sifflet final, le capitaine égyptien Mohamed Salah a salué l’ambiance exceptionnelle en déclarant qu’il avait eu la sensation de jouer à domicile. Les Pharaons devront s’appuyer sur cette force collective pour valider leur billet pour le tour suivant lors du prochain match.
