Le paysage audiovisuel français regorge de talents qui grandissent sous les yeux du public, évoluant de la fraîcheur des séries de l’après-midi vers la maturité des films d’auteur. Parmi ces visages familiers, l’actrice française Jéromine Chasseriaud s’est forgé une place singulière en naviguant avec aisance entre la comédie populaire et des projets cinématographiques plus exigeants.
Née le 13 juin 1993, la jeune femme a su transformer un hasard de l’enfance en une véritable carrière professionnelle. En effet, son parcours illustre parfaitement comment une exposition précoce peut mener, grâce à un travail rigoureux et des choix audacieux, à une reconnaissance internationale.
Les débuts précoces de Jéromine Chasseriaud sous les projecteurs de la télévision
Le hasard d’un jeu télévisé à l’enfance
La trajectoire de la comédienne débute de manière totalement imprévue alors qu’elle n’est âgée que de dix ans. En participant simplement à un jeu télévisé, elle attire l’attention des professionnels du milieu. Ses parents signent rapidement un contrat d’image pour des campagnes publicitaires.
C’est ainsi qu’un an plus tard, une agence artistique la repère pour réaliser des séances de photos et passer ses premiers castings. Ces premières expériences lui ouvrent les portes des plateaux de tournage, où elle fait ses armes devant la caméra. Née dans la commune de Gonesse dans le Val-d’Oise, elle s’adapte très vite à ce nouvel environnement exigeant.
La révélation dans les séries phares des années 2010
Le grand public découvre véritablement Jéromine Chasseriaud au tournant des années 2010 grâce à des rôles marquants dans des fictions très populaires. Elle intègre notamment la série à succès Foudre lors de sa quatrième saison. Elle y incarne Lola Lagrange, une lycéenne de seize ans qui s’envole pour la Nouvelle-Calédonie. Ce rôle principal, qui s’étend sur trente-cinq épisodes de la saga, lui permet de démontrer l’étendue de son jeu dramatique auprès d’un public d’adolescents passionnés.
Par la suite, la talentueuse interprète consolide sa notoriété en rejoignant l’univers de la comédie. Elle prête ses traits au personnage de Juliette Juhel dans la célèbre série Soda, aux côtés de Kev Adams. Ce rôle récurrent se décline également sous forme de téléfilms spéciaux, confirmant son aisance dans le registre comique. Grâce à cette participation à la série Soda, elle s’impose comme une figure familière des programmes jeunesse de cette décennie.
La transition réussie de Jéromine Chasseriaud vers le grand écran et le cinéma d’auteur
Premiers pas au cinéma et comédies populaires
Forte de ses succès télévisuels, la jeune actrice commence à attirer l’attention des réalisateurs de cinéma. En 2010, elle fait une apparition remarquée dans le drame No et moi, réalisé par Zabou Breitman, où elle tient le rôle de Léa Germain. Cette première incursion dans un cinéma plus intimiste lui ouvre de nouvelles perspectives artistiques.
Quelques années plus tard, elle renoue avec la comédie sur grand écran. Elle décroche des seconds rôles dans des productions notables comme Five, réalisé par Igor Gotesman, puis dans la comédie MILF d’Axelle Lafont. Ces expériences lui permettent de côtoyer des valeurs sûres du cinéma français et d’affiner son sens du rythme comique.
L’affirmation artistique avec Disco Boy
C’est en 2021 que la carrière de Jéromine Chasseriaud prend un tournant décisif vers le cinéma d’auteur international. Elle rejoint en effet la distribution du film acclamé Disco Boy, réalisé par Giacomo Abbruzzese. Dans ce long-métrage sombre et esthétique, elle prête ses traits au personnage de Chloé.
Ce projet exigeant marque une étape majeure dans son parcours, lui permettant de s’illustrer dans un registre dramatique inédit. Le film bénéficie d’une large reconnaissance dans les festivals internationaux, ce qui offre à la comédienne une visibilité précieuse au-delà des frontières françaises.
Le perfectionnement international et la polyvalence technique de Jéromine Chasseriaud
Des formations exigeantes entre Paris et Los Angeles
Pour soutenir ses ambitions artistiques, la comédienne n’a cessé d’enrichir sa technique de jeu. Entre 2015 et 2016, elle suit une formation rigoureuse au sein du Laboratoire de l’Acteur, sous la direction d’Hélène Zidi. Cette école parisienne réputée lui permet de consolider ses bases théâtrales et de se confronter à des textes classiques et modernes.
Pourtant, son désir d’internationalisation la pousse rapidement à se former à l’étranger. En 2019, elle perfectionne son jeu en anglais à la Giles Foreman Academy, avant de s’envoler pour les États-Unis. Elle y suit un stage intensif à la prestigieuse Stella Adler Academy de Los Angeles en 2022. Cette polyvalence linguistique, complétée par la maîtrise de l’espagnol, lui permet aujourd’hui de postuler à des productions internationales.
Courts-métrages, théâtre et projets publicitaires
En parallèle de ses rôles à la télévision et au cinéma, Jéromine Chasseriaud explore d’autres formes d’expression artistique. Elle s’essaie notamment à la réalisation en co-signant le court-métrage La rue est à nous avec Hélène Barès. Elle foule également les planches en 2014 lors du Festival Off d’Avignon, où elle joue dans la pièce Profs et compagnie de Cédric Cizaire.
De plus, sa plastique et son aisance devant l’objectif lui permettent de collaborer régulièrement avec de grandes marques. Très active dans le milieu publicitaire depuis son enfance, elle a récemment incarné le rôle de Sofia dans la campagne internationale Soul of Saudi, réalisée par Manu Cossu en 2025. Actuellement, l’artiste est représentée à Paris par la conseillère artistique Laurence Bagoë, qui gère le développement de sa carrière en France et en Europe.
Les défis de la chronologie et des attributions de rôles pour Jéromine Chasseriaud
Des dates fluctuantes selon les bases de données
L’étude du parcours de Jéromine Chasseriaud révèle d’importantes divergences chronologiques entre les différentes bases de données professionnelles et encyclopédiques. Ces écarts de datation concernent plusieurs de ses projets majeurs. Par exemple, le film MILF est daté de 2017 sur ses fiches de casting officielles, alors qu’IMDb et Seriebox mentionnent l’année 2018. De même, la comédie Five oscille entre 2015 et 2016 selon les sources consultées.
Ces approximations touchent également ses participations à des séries phares. La série policière Section de recherches est datée alternativement de 2017 ou de 2018. Plus marquant encore, le début de la série Foudre remonte à 2007 pour certaines sources, tandis que d’autres situent la participation de l’actrice entre 2010 et 2011. Ces décalages s’expliquent souvent par l’écart entre l’année de tournage et la date de diffusion officielle sur les écrans.
L’imbroglio des personnages et des séries
Au-delà des dates, les sources se contredisent parfois sur l’attribution exacte de certains rôles. Dans la série Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux, certaines notices lui attribuent le rôle d’Anaïs, tandis que d’autres affirment qu’elle y incarne un personnage nommé Emma. Or, le prénom d’Emma est également associé à sa prestation dans la série Enquêtes réservées.
De plus, le prénom d’Anaïs crée une confusion supplémentaire. Il apparaît à la fois pour caractériser son personnage dans la série Les Invisibles et dans Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux. Malgré ces flous administratifs, le public retient surtout sa présence marquante dans l’épisode « Les Captives » de la série Cassandre diffusée récemment, confirmant sa popularité intacte auprès des téléspectateurs.
À l’aube de ses trente-trois ans, Jéromine Chasseriaud continue de tracer son chemin avec une belle régularité. Grâce à sa solide formation internationale et sa capacité à s’adapter à des univers artistiques variés, elle dispose aujourd’hui de tous les atouts pour surprendre à nouveau le public, que ce soit sur les écrans français ou lors de futures productions internationales.
