Portrait de Baptiste Carrion-Weiss assis sur un balcon parisien en blouson de cuir noir

Baptiste Carrion-Weiss : l’ascension d’un talent pluridisciplinaire du jeu français

Le paysage audiovisuel français voit régulièrement éclore des artistes qui redéfinissent les codes de leur génération. Parmi ces révélations, le comédien Baptiste Carrion-Weiss s’impose progressivement comme une figure polyvalente, naviguant avec une aisance remarquable entre les planches de théâtre, les plateaux de cinéma et les productions télévisuelles d’envergure. En l’espace de huit ans de carrière active, il a su bâtir une trajectoire variée et exigeante.

Des planches dijonnaises à la Classe Libre du Cours Florent

Né dans la seconde moitié des années 1990, le jeune comédien fait ses premiers pas sur scène de manière très précoce. Dès 2005, alors âgé de dix ans seulement, il intègre la compagnie dijonnaise Le Rocher des Doms où il fait ses armes pendant six ans. Il poursuit ensuite son apprentissage théâtral au sein du Cercle Laïque Dijonnais avant de rejoindre la capitale pour perfectionner son jeu.

Son entrée au Cours Florent marque un tournant décisif dans son parcours professionnel. Après un cursus général, il intègre la prestigieuse Classe Libre de 2017 à 2019, où il fait la rencontre déterminante de la metteuse en scène Pauline Briand. Durant cette période de formation intense, Baptiste Carrion-Weiss se distingue particulièrement en remportant le prix Olga Horstig en 2018, une distinction qu’il prépare au Théâtre des Bouffes du Nord sous la direction de Julie Brochen.

Un parcours théâtral éclectique, de Shakespeare à Dalí

Le théâtre demeure un ancrage fondamental pour Baptiste Carrion-Weiss, lui permettant d’explorer des registres classiques et contemporains. Dès 2016, il incarne Hamlet dans Gertrude (Le Cri) sous la direction de Bruno Blairet. Quelques années plus tard, il se glisse avec brio dans la peau du célèbre peintre espagnol Salvador Dalí dans la pièce Galatée, écrite et mise en scène par Mathilde Aurier au Théâtre Le Contrescarpe.

Le comédien s’essaye également au théâtre en alexandrins avec le rôle d’Erell dans Astrid ou l’Acerbe Comédie à la Comédie Bastille. Cette solide expérience de la scène se traduit par un volume de jeu impressionnant, comptabilisant de nombreuses représentations à Paris. En 2026, il continue de surprendre le public en participant à la création contemporaine OVNI (De 1999 à hier) d’Ivan Viripaev au Théâtre 13.

L’ascension sur grand écran : de la comédie populaire aux festivals internationaux

Parallèlement à ses succès sur les planches, Baptiste Carrion-Weiss construit une solide réputation dans le cinéma français. Le grand public le découvre notamment en 2019 dans le rôle de Jérémy pour le long-métrage grand public La Vérité si je mens ! Les débuts. Par la suite, ses choix artistiques s’orientent vers un cinéma d’auteur exigeant et salué par la critique internationale.

Il enchaîne ainsi les sélections dans des festivals de premier plan, notamment au Festival de Cannes. On le retrouve ainsi dans Une histoire d’amour et de désir de Leyla Bouzid, puis dans De son vivant d’Emmanuelle Bercot. Sa participation au film choral Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi confirme définitivement sa place parmi les acteurs les plus prometteurs de sa génération. Plus récemment, il prête ses traits à l’avocat de Laurent dans le drame Des preuves d’amour réalisé par Alice Douard.

La consécration sur le petit écran

La télévision offre à Baptiste Carrion-Weiss des opportunités d’interprétation particulièrement denses à travers des formats sériels ambitieux. Après s’être illustré dans plusieurs séries et téléfilms, sa carrière télévisuelle s’accélère nettement. Il décroche en effet le rôle principal de Jérémie Caligny dans la série sociétale Enjoy / L’appli, diffusée sur France TV Slash, tout en incarnant le personnage d’Igor dans le thriller politique Dans l’ombre.

Sa propension à incarner des personnages complexes se confirme également dans le registre historique. Dans la mini-série Mitterrand Confidentiel, il interprète François Mitterrand jeune sur plusieurs épisodes sous la direction d’Antoine Garceau. En parallèle, il rejoint de grandes productions populaires, s’essayant au film d’époque avec Nourrices ou à l’aventure avec la série Lucky Luke.

Avec un volume d’activité remarquable comprenant de nombreux courts-métrages et des fictions sonores pour Radio France, Baptiste Carrion-Weiss prouve que la diversité des formats nourrit la richesse de son jeu. En diversifiant constamment ses rôles, de la tragédie classique aux drames sociaux contemporains, il démontre une maturité artistique prometteuse pour les années à venir.


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