Figure singulière du paysage audiovisuel, Dan Herzberg s’est imposé au fil des décennies par sa présence physique et sa polyvalence. Du cinéma d’auteur aux productions populaires, en passant par des séries télévisées marquantes, cet interprète complet navigue avec aisance entre les genres et les disciplines artistiques.
Son parcours combine le jeu d’acteur, les cascades techniques, la musique et la mise en scène. Cette variété de talents lui a permis de bâtir une filmographie riche de plusieurs dizaines de productions en France comme à l’international.
Des arts du cirque aux plateaux : la genèse d’un profil atypique
Né le 12 mai 1968 à Paris, l’artiste grandit dans un environnement stimulant. Il est le fils d’un architecte renommé et d’une mère médecin. Dès son plus jeune âge, il manifeste des prédispositions naturelles pour la scène et l’expression dramatique.
Durant les années 1980, le jeune homme décide d’enrichir sa formation corporelle. Il rejoint ainsi l’école du cirque pour y apprendre les techniques de cascade et le travail physique. Parallèlement, il suit des cours de théâtre classique pour perfectionner son jeu d’acteur et sa diction.
Cette double formation façonne une identité professionnelle singulière. En effet, Dan Herzberg ne se contente pas du jeu traditionnel, il met aussi son agilité au service de séquences d’action exigeantes. Ses premières apparitions sur les scènes théâtrales parisiennes confirment rapidement son tempérament scénique.
Une présence physique affirmée sur grand écran
Au début des années 1990, le comédien français fait ses premiers pas devant la caméra dans des courts métrages. Curieux de toutes les facettes du métier, il réalise un court métrage à cette même période, explorant la mise en scène avant de se concentrer sur l’interprétation.
Le grand public le découvre notamment lorsqu’il incarne Paulo dans le film culte Taxi en 1998. Par la suite, il enchaîne les seconds rôles marquants dans des longs métrages variés. On le retrouve par exemple dans 99 Francs, Elle s’appelait Sarah, 11.6 ou encore Chocolat aux côtés de grands noms du cinéma français.
En parallèle de ses rôles dramatiques et comiques, le comédien mobilise régulièrement ses compétences physiques. Durant les années 2000, il est officiellement crédité comme cascadeur sur plusieurs longs métrages, renforçant sa réputation de professionnel polyvalent sur les plateaux de tournage.
Télévision, doublage et ouvertures internationales
À la télévision, Dan Herzberg devient une figure familière des téléspectateurs grâce à des rôles denses dans des séries à succès. Il se fait remarquer en choisissant d’incarner le personnage de Jules dans la série Scalp de Xavier Durringer en 2008. Il intègre ensuite la fresque historique Un village français, où il prête ses traits au personnage de Lorrain.
Plus récemment, l’acteur s’illustre dans la série fantastique Zone Blanche, interprétant Gaspard Bellan durant quatorze épisodes. Il participe également à la comédie Family Business et à la mini-série historique La Garçonne, illustrant sa capacité à changer d’univers avec fluidité.
Sa carrière s’ouvre également au-delà des frontières hexagonales. Il tourne sous la direction de réalisateurs renommés comme Brian De Palma dans Femme Fatale ou James Ivory dans The White Countess. Enfin, Dan Herzberg prête sa voix à des projets de doublage et de voix off, confirmant l’étendue de ses registres vocaux et dramatiques.
Cinéphilie, parrainages et transmission culturelle
Au-delà des plateaux, l’acteur s’engage activement pour faire vivre la culture cinématographique. Il devient notamment le parrain officiel du cinéma Eden de Monségur en Gironde. En 2017, une carte blanche lui permet de mettre en lumière des créations indépendantes et de rendre hommage au réalisateur Guy Jacques.
En octobre 2023, il rejoint le jury des Rencontres Internationales du cinéma des Antipodes à Saint-Tropez. Cette implication reflète sa curiosité pour les cinématographies australiennes et néo-zélandaises, nourrie par des œuvres fortes comme L’Âme des guerriers ou Animal Kingdom.
Sa cinéphilie s’est forgée dès l’enfance en accompagnant son père dans les salles obscures. Admirateur des duos mythiques formés par Paul Newman et Robert Redford, il apprécie autant Blade Runner et Les Blues Brothers que l’humour britannique ou le cinéma des frères Coen, tout en confessant une aversion assumée pour les films d’épouvante.
Fort d’une trajectoire riche de plus d’une cinquantaine de projets, Dan Herzberg continue d’incarner un artisanat d’acteur complet où la maîtrise du corps sert avec justesse la vérité des personnages.






