Le public français garde en mémoire son visage chaleureux et son énergie communicative. Révélé dès l’adolescence, Jimmy Woha-Woha s’est imposé au fil des années comme une figure polyvalente du paysage audiovisuel, passant avec aisance de la comédie grand public aux fictions dramatiques, sans jamais délaisser les coulisses de la création technique.
Derrière la caméra comme devant les projecteurs, l’artiste refuse de s’enfermer dans une case unique. Il conjugue le jeu d’acteur, la mise en scène, le doublage de superproductions et l’entrepreneuriat audiovisuel, traçant une trajectoire particulièrement complète dans l’industrie cinématographique contemporaine.
Des plateaux d’enfance aux bancs de la réalisation
Jimmy Joryce Mathurin Woha-Woha voit le jour le 25 octobre 1990 dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, même si une source isolée mentionne 1989. Il grandit ensuite dans la commune de Bagneux, où son intérêt pour le spectacle vivant se manifeste très tôt. Dès l’âge de 8 ans, il passe son tout premier casting et découvre les exigences des plateaux de tournage.
Loin de se reposer uniquement sur son intuition d’interprète, le jeune homme décide de consolider ses compétences techniques. Après l’obtention de son baccalauréat, il suit une formation rigoureuse en gestion de production à travers un BTS Audiovisuel entre 2009 et 2011.
Animé par le désir de concevoir ses propres histoires, Jimmy Woha-Woha intègre ensuite la prestigieuse École de la Cité fondée par Luc Besson à Saint-Denis. De 2012 à 2015, il y apprend les rouages de la réalisation cinématographique au cœur de la Cité du cinéma, acquérant une vision globale du métier de cinéaste.
Du cinéma populaire français au triomphe inattendu à l’international
Le grand écran lui ouvre ses portes en 2007 grâce au film Regarde-moi réalisé par Audrey Estrougo, où il tient le rôle de Khalidou. Mais c’est véritablement deux ans plus tard que sa notoriété explose auprès du grand public hexagonal.
En 2009, il prête ses traits au personnage de Yann dans la comédie culte La Première Étoile, mise en scène par Lucien Jean-Baptiste. Cette comédie familiale rencontre un immense triomphe populaire et rassemble plus de 1,6 million de spectateurs dans les salles obscures, avant de connaître une suite très attendue, La Deuxième Étoile, sortie à la fin des années 2010.
L’acteur français ne limite pas sa carrière aux frontières nationales. En 2018, il décroche le rôle masculin principal dans la comédie ukrainienne Un mariage fou (Skazhene vesillya), sous la direction de Vlad Dykyi. Il y interprète François, un jeune homme confronté aux préjugés culturels lors de ses fiançailles avec une jeune femme ukrainienne.
Le long-métrage bat des records de fréquentation locale, donnant naissance à une véritable trilogie à succès dont les volets s’étalent entre 2019 et le début des années 2020. Cette aventure confirme sa capacité à séduire des publics internationaux très diversifiés.
Une présence affirmée sur les écrans de télévision
Parallèlement au cinéma, le comédien tisse un lien étroit avec le public du petit écran. Durant ses années de jeunesse, il se fait remarquer dans la série musicale Nos années pension, où il incarne Brandon pendant plusieurs saisons consécutives.
Les chaînes de télévision font régulièrement appel à sa justesse de jeu pour des téléfilms et séries emblématiques du paysage audiovisuel français :
- Mon père dort au grenier (2009), fiction réalisée par Philippe Bérenger.
- Victoire Bonnot (2010), où il prête ses traits au jeune Samuel aux côtés de Valérie Damidot.
- Jeu de dames (2012), mini-série policière réalisée par François Guérin.
- Balthazar (2019), dans laquelle il interprète le personnage de Sacha Reynaud.
- Capitaine Marleau (2022), sous la direction de la réalisatrice Josée Dayan.
En 2019, Jimmy Woha-Woha partage également l’affiche du téléfilm dramatique Colombine sur TF1, tourné aux côtés de Corinne Masiero. Sa prestation nuancée confirme son aisance dans le registre dramatique, loin des seules comédies familiales.
De l’autre côté du décor : mise en scène, doublage et production
Fort de sa solide formation à Saint-Denis, le réalisateur s’exprime activement à travers le format court. Il signe ainsi la réalisation de plusieurs œuvres remarquées, parmi lesquelles Mourir en paix au début des années 2010, puis le court-métrage L’Envol en 2013.
Sa voix grave et modulable lui permet par ailleurs de mener une carrière prolifique dans le secteur du doublage francophone. Le talentueux comédien prête ainsi sa voix à des personnages de blockbusters internationaux prestigieux, tels que Black Panther, le drame historique Detroit, la fresque musicale Straight Outta Compton, Le Majordome ou encore la saga d’aventure Hunger Games.
Sur le plan entrepreneurial, Jimmy Woha-Woha fonde dès 2014 sa propre structure, la société Wawa Work. Établie au cœur même des studios de tournage franciliens, cette entreprise produit des contenus vidéos sur mesure pour diverses institutions et entreprises, concrétisant son envie d’indépendance créative.
Qu’il explore de nouveaux rôles dramatiques ou qu’il développe des projets audiovisuels derrière la caméra, ce créateur complet continue d’enrichir un parcours singulier, guidé par la curiosité et l’exigence technique.






