Derrière l’ascension fulgurante du prodige de la NBA se cache une figure essentielle de son équilibre. Ancienne sportive de haut niveau, Élodie de Fautereau a su transmettre sa passion du ballon orange tout en traçant une voie singulière dans le basket français. Portrait d’une femme de caractère, mentor de l’ombre et pilier d’une dynastie sportive hors norme.
Une passion du basketball transmise en héritage
De la Nationale 1 aux parquets européens
Née le 12 août 1971, la future technicienne s’impose rapidement sur les parquets grâce à sa taille impressionnante de 1,91 m. Elle commence par briller sous le maillot tricolore. En effet, elle devient rapidement une joueuse de premier plan en évoluant en Nationale 1 française et en équipe nationale. Son parcours l’emmène ensuite en Belgique, où elle rejoint le club de Mosa Jambes pour disputer la prestigieuse Coupe Ronchetti à la fin des années 1990.
Durant cette campagne européenne, l’intérieure française démontre toute son efficacité dans la raquette. Elle compile de solides statistiques avec une moyenne de 10,2 points et 4,7 rebonds par match. Ses performances régulières, notamment lors d’un match mémorable contre le club portugais d’Olivais FC Ceres où elle inscrit 16 points, témoignent de son impact sur le terrain. Pourtant, sa véritable vocation va se révéler après sa retraite sportive, lorsqu’elle choisit de se tourner vers la transmission de son savoir.
Une lignée de géants du sport français
Chez les de Fautereau, le basketball est une affaire de famille qui s’étend sur trois générations. Le père d’Élodie, Michel, jouait déjà comme pivot pour le Paris University Club dans les années 1960. Sa mère, Marie-Christine, a également pratiqué cette discipline au niveau universitaire. En épousant Félix Wembanyama, un ancien athlète de haut niveau spécialiste du saut, Élodie de Fautereau pose les bases d’une famille de sportifs d’élite, où chaque enfant va s’épanouir sur les parquets.
Ses trois enfants connaissent des trajectoires remarquables. L’aînée, Ève, brille déjà sur la scène européenne avec une médaille d’or chez les moins de 16 ans. Le cadet, Victor, domine la NBA sous les couleurs des San Antonio Spurs. Enfin, le plus jeune, Oscar, progresse actuellement au niveau U21 à Strasbourg et suscite déjà l’intérêt des recruteurs américains pour les années à venir. Cette réussite collective doit beaucoup à l’approche éducative rigoureuse mais bienveillante de leur mère.
L’art de transmettre sans envahir
Les fondamentaux au cœur de la méthode
Après sa carrière de joueuse, Élodie de Fautereau choisit de se consacrer à l’apprentissage des plus jeunes. Elle se spécialise dans l’enseignement des fondamentaux pour les enfants âgés de 4 à 10 ans. Aujourd’hui, elle continue de partager son expertise en tant que coach au sein de la Yvelines Basket Academy. Cette structure réputée forme les futurs talents de la région tout en honorant les grandes figures du basketball local.
C’est dans ce cadre formateur qu’elle initie ses propres enfants au basket durant leur enfance au Chesnay. Elle leur apprend les gestes de base, la discipline et l’amour du jeu sans jamais leur imposer de pression excessive. Cette méthode douce permet à ses enfants de développer une relation saine avec le sport. Ainsi, elle construit les bases techniques qui permettront plus tard à Victor de devenir un joueur unique en son genre.
Savoir s’effacer pour laisser grandir le prodige
Malgré ses compétences techniques, l’ancienne joueuse a toujours refusé d’être une mère envahissante. Dès que Victor a atteint l’âge de 10 ans et a commencé à s’entraîner pour la haute performance, elle a choisi de prendre du recul. Elle a préféré laisser des entraîneurs extérieurs guider sa progression vers le professionnalisme. Cette décision cruciale montre sa grande intelligence pédagogique, comprenant qu’un parent doit parfois savoir s’effacer pour permettre à son enfant de s’accomplir pleinement.
Une présence essentielle dans l’ombre de la NBA
Des parquets de banlieue aux projecteurs américains
Bien qu’elle reste principalement en France pour continuer son travail d’éducatrice, Élodie de Fautereau accompagne les moments clés de la carrière de ses enfants. Elle était ainsi présente au Barclays Center en juin 2023 lors de la draft historique de son fils. Plus récemment, en août 2024, elle a partagé l’émotion de la finale olympique à Paris. Les caméras l’ont immortalisée alors qu’elle consolait son fils sur le terrain après une finale intense contre les États-Unis.
Cette présence discrète mais chaleureuse se manifeste aussi lors d’événements caritatifs. Élodie de Fautereau participe régulièrement à des actions de solidarité, comme lors des soirées du Gala PLAY International à Paris. Ces apparitions publiques montrent une femme profondément ancrée dans des valeurs de partage et de transmission. Elle veille à ce que sa famille garde les pieds sur terre malgré la folie médiatique qui l’entoure désormais au quotidien.
Une boussole familiale face aux sommets
L’influence d’Élodie de Fautereau se fait également sentir à travers ses conseils avisés. Lors de la remise du trophée de meilleur défenseur de la NBA en avril 2026, elle se tenait fièrement aux côtés de son fils. À cette occasion, elle a souligné avec sagesse que le vrai combat physique était d’abord de tenir sur la durée de la saison. Cette lucidité aide le jeune joueur à garder un équilibre mental précieux face aux attentes gigantesques du public américain.
Malgré la distance de 5 000 miles qui la sépare du Texas, elle continue de suivre chaque rencontre avec attention. Elle s’offre parfois quelques voyages pour encourager son fils directement depuis les tribunes américaines, comme lors de sa performance mémorable contre les Lakers de Los Angeles au début de l’année 2026. Élodie de Fautereau demeure la gardienne d’un temple familial solide, où le sport reste avant tout un vecteur d’épanouissement personnel.





