Marc Robert apparaît en scientifique dans un laboratoire et en créateur dans un studio de production

Marc Robert : l’art de la transformation, entre science moléculaire et création scénique

Derrière le nom de Marc Robert se cachent deux personnalités françaises d’exception qui, chacune dans leur domaine, repoussent les limites de la création et de la transformation. L’un est un chimiste de renommée internationale, pionnier de la transition écologique grâce à ses recherches sur le recyclage du dioxyde de carbone. L’autre est un artiste polyvalent, dont le visage et la sensibilité traversent le cinéma français depuis plus de deux décennies en tant qu’acteur, réalisateur et directeur de casting. Cette homonymie singulière dresse le portrait croisé de deux trajectoires guidées par la passion de l’innovation, qu’elle soit moléculaire ou artistique.

Marc Robert, pionnier de la chimie verte et de la valorisation du carbone

Le parcours académique d’excellence de Marc Robert

La trajectoire scientifique de Marc Robert s’ancre dans les institutions françaises les plus prestigieuses. Après des études supérieures à l’École Normale Supérieure de Cachan, le chercheur obtient son doctorat en 1995 à l’Université Paris Diderot. Sous la direction de Claude Andrieux et Jean-Michel Savéant, il pose les bases de son expertise en électrochimie. Par la suite, un séjour postdoctoral à l’Ohio State University, au sein de l’équipe de Matthew Platz, lui permet d’élargir ses horizons de recherche.

De retour en France, sa carrière universitaire progresse rapidement. Nommé maître de conférences en 1997, il devient professeur des universités en 2004 à Paris Diderot, avant de rejoindre Sorbonne Université en 2024 au sein de l’Institut Parisien de Chimie Moléculaire. Ses travaux lui valent une reconnaissance mondiale. En effet, l’organisme Clarivate le classe parmi les chercheurs les plus cités au monde en chimie en 2023 et 2025. De plus, il est nommé membre senior de l’Institut universitaire de France, un mandat prestigieux renouvelé en mai 2022 pour une durée de cinq ans.

Dompter les molécules pour l’énergie de demain

Au cœur des laboratoires, Marc Robert s’attaque à l’un des plus grands défis de notre époque : la transition énergétique. Ses recherches se concentrent sur l’activation catalytique de petites molécules, notamment le dioxyde de carbone ($CO_2$) et le dinitrogène ($N_2$). Pour y parvenir, l’intéressé étudie minutieusement les transferts couplés d’électrons et de protons.

Grâce à cette approche, le chimiste conçoit des solutions concrètes de recyclage chimique. Il développe des procédés pour convertir le dioxyde de carbone en carburants ou en composés d’intérêt industriel, tels que le méthanol ou le méthane. Ses équipes ont notamment mis au point un procédé innovant permettant de transformer le monoxyde de carbone en sucres. Afin de transférer ces découvertes vers l’industrie, le scientifique cofonde une start-up en 2020, dont il assure la direction scientifique pour concevoir des électrolyseurs de $CO_2$ innovants.

L’autre visage de Marc Robert : un artisan du septième art

Un comédien de caractère au service des cinéastes

Pendant que le chercheur explore l’infiniment petit, un autre Marc Robert explore l’âme humaine à travers le jeu d’acteur. Né à Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, cet artiste commence sa formation théâtrale aux célèbres Cours René Simon. Bien que la majorité des sources s’accordent sur sa naissance le 25 janvier 1973, certains documents mentionnent la date du 24 janvier. Quoi qu’il en soit, le comédien construit depuis plus de vingt-quatre ans une solide carrière cinématographique.

Avec près de quarante productions à son actif, le protagoniste s’impose comme un second rôle régulier du cinéma français. Son jeu précis et habile lui permet d’incarner des personnages variés, souvent marqués par une forte intensité dramatique. Ainsi, en 2015, le comédien remporte le prix collectif du meilleur second rôle masculin pour son interprétation dans Ni le ciel, ni la terre de Clément Cogitore lors du Festival Jean Carmet.

Son talent s’exprime également dans des reconstitutions historiques marquantes comme L’Ordre et la morale de Mathieu Kassovitz, où il prête ses traits au lieutenant Marc de Fontbrun.

Parmi ses apparitions marquantes au cinéma, on peut citer :

  • Un long dimanche de fiançailles (2004) de Jean-Pierre Jeunet, dans le rôle d’un poilu.
  • Joyeux Noël (2005) de Christian Carion, sous les traits de Guimond.
  • Pars vite et reviens tard (2006) de Régis Wargnier, où il joue Estalère.
  • L’Assaut (2011) de Julien Leclercq, dans le rôle d’un membre du GIGN.
  • L’Établi (2021) de Mathias Gokalp, où il incarne le médecin de l’usine.

Une présence remarquée à la télévision

Parallèlement au grand écran, Marc Robert mène une carrière active à la télévision. Il apparaît dans des séries populaires telles que Tropiques criminels, Candice Renoir ou encore La Stagiaire. Récemment, le comédien incarne le personnage de Michel Andreev dans la série 2BE3, diffusée entre 2024 et 2025.

Grâce à sa polyvalence, il collabore également à des projets internationaux. Les téléspectateurs ont ainsi pu l’apercevoir dans la deuxième saison de la série américaine Patriot, où il campe un policier français. Qu’il incarne un chef de ravisseurs dans le téléfilm Nadia ou un gendarme, l’acteur apporte une authenticité constante à ses rôles.

L’écriture, la réalisation et le casting : le travail de l’ombre

Derrière la caméra : scénarisation et réalisation

L’expression artistique de Marc-Robert ne se limite pas à l’interprétation. En effet, l’artiste s’implique activement dans l’écriture de scénarios et la réalisation. Après un stage d’écriture au CEFPF en 2015, il affine sa plume pour concevoir des récits percutants.

En collaboration avec Hervé Jakubowicz, il co-réalise plusieurs courts-métrages salués par la critique, notamment Le Temps de la balle en 2010. Le duo signe également le court-métrage Un petit coin tranquille en 2006, qu’ils adaptent ensuite en projet de long-métrage. Cette complicité artistique s’étend aussi à la télévision, où l’intéressé participe à l’écriture de programmes courts pour la jeunesse ou de campagnes publicitaires originales pour de grandes entreprises nationales.

Le flair du directeur de casting

Enfin, Marc Robert possède une seconde carrière tout aussi remarquable dans l’industrie cinématographique en tant que directeur de casting. Souvent associé à Hervé Jakubowicz, il joue un rôle déterminant dans la sélection des comédiens pour des œuvres majeures. Son expertise technique et son regard aiguisé séduisent de grands réalisateurs français et internationaux.

Le duo collabore au recrutement des acteurs pour des productions internationales d’envergure telles que Babel et Munich, respectivement réalisées par Alejandro González Iñárritu et Steven Spielberg. Par ailleurs, il encadre le casting local en Nouvelle-Calédonie pour le film de Mathieu Kassovitz. En tant qu’assistant, il participe également à la distribution de films populaires comme 99 Francs, Sheitan ou Agathe Cléry. Ce travail de l’ombre, crucial pour la réussite d’un film, témoigne de sa profonde compréhension du jeu d’acteur.

Qu’il s’agisse de restructurer des liaisons chimiques pour inventer l’énergie de demain ou de révéler la vérité d’un personnage devant la caméra, le nom de Marc Robert incarne une quête constante de métamorphose. À travers la rigueur de la recherche scientifique et la sensibilité de la création artistique, ces deux parcours rappellent que l’innovation naît toujours d’une même volonté de réenchanter notre perception du monde.


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