Alors qu’un épisode de chaleur extrême frappe la France en ce mois de juin, la question d’un éventuel report du brevet 2026 face à la canicule est sur toutes les lèvres. Le thermomètre s’affole et perturbe déjà l’organisation de la fin de l’année scolaire.
Ce lundi 22 juin 2026, Météo-France a pris des mesures exceptionnelles avec 49 départements placés en alerte rouge. Les températures dépassent localement les 40 °C, transformant les salles de classe en véritables étuves et obligeant le gouvernement à réagir en urgence.
Un million de candidats sous une chaleur historique : les oraux du baccalauréat perturbés
Près d’un million de candidats passent le baccalauréat cette année à travers le pays. Face au danger sanitaire, le ministère de l’Éducation nationale a dû se résoudre à décaler les épreuves orales de quelques jours. Cette mesure concerne le Grand oral et l’oral de français de première initialement prévus les lundi 22 et mardi 23 juin après-midi.
Cinq académies appliquent ce report : Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nantes et Poitiers. Pour l’académie de Poitiers, les autorités ont préféré anticiper dès le 18 juin en décalant les épreuves d’une semaine pour 4 500 élèves. Ailleurs, les oraux maintenus se déroulent de préférence le matin afin d’éviter les heures les plus étouffantes.
Le brevet 2026 sous surveillance : vers un report des épreuves écrites ?
Pour l’instant, le ministère maintient officiellement les épreuves écrites du Diplôme National du Brevet (DNB) qui doivent débuter le vendredi 26 juin. Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, explique que les collèges seront déjà vidés de leurs autres élèves dès le mercredi, ce qui limitera grandement l’accumulation de chaleur dans les locaux.
Pourtant, la situation reste très incertaine et évolue d’heure en heure. Suite à une première réunion syndicale, le ministre se laisse 48 heures pour trancher définitivement sur un possible report du brevet 2026 en raison de la canicule. Une nouvelle concertation décisive est prévue ce mardi 23 juin pour évaluer les risques.
Écoles et collèges fermés : le casse-tête d’une gestion locale
Sur le terrain, le gouvernement refuse d’appliquer une doctrine nationale uniforme et privilégie des décisions locales prises avec les préfets. Ce lundi, les autorités ont ainsi comptabilisé 845 écoles et collèges fermés à cause des températures extrêmes.
De plus, environ 1 800 établissements ont choisi de modifier leurs horaires pour libérer les élèves en début d’après-midi. À Tours et à Auxerre, les municipalités ont décidé de fermer les écoles l’après-midi, tandis que la Haute-Garonne a équipé cinquante collèges et lycées de brumisateurs pour soulager les élèves.
Des syndicats en colère face à des classes transformées en « bouilloires »
Cette situation exceptionnelle provoque de vives tensions avec les personnels éducatifs. Les syndicats dénoncent l’inadaptation flagrante du bâti scolaire face au changement climatique, citant des salles de classe vitrées et sans volets où la température atteint rapidement les 29 °C. Plusieurs organisations syndicales ont ainsi invité les enseignants à utiliser leur droit de retrait.
Par ailleurs, les représentants des enseignants critiquent les pressions de certaines directions. Ils regrettent que des personnels soient contraints de rester dans des établissements vides pour des réunions en présentiel, alors que le plan canicule recommande de privilégier la visioconférence.
Cette crise estivale sans précédent pousse l’Éducation nationale à repenser son calendrier. Pour l’avenir, le ministère étudie déjà l’interdiction définitive des épreuves d’examen l’après-midi en période de fortes chaleurs.






