Solal Lellouche pose devant un micro de studio stylisé sur fond de paysage urbain au crépuscule

Solal Lellouche : l’émancipation d’un jeune artiste au-delà des paillettes familiales

Grandir sous le regard du public et porter un nom célèbre dans le cinéma français représente à la fois une chance et un défi de taille. Pour le jeune rappeur et entrepreneur Solal Lellouche, cette réalité a rapidement imposé un choix crucial : celui de tracer son propre chemin, loin des sentiers battus de la comédie traditionnelle et des attentes familiales.

Fils de figures emblématiques de la scène culturelle, le jeune homme a choisi de s’émanciper à travers le rap et la communication. Entre un parcours scolaire bousculé par sa neuroatypie et une volonté farouche d’indépendance, découvrez comment ce créateur de 23 ans façonne son identité artistique sous le pseudonyme de Trackso.

Un héritage artistique prestigieux et le choix de l’indépendance

Né le 17 mai 2003, Solal Lellouche baigne dès son enfance dans le milieu du septième art. Il est en effet le fils de l’actrice Vanessa Demouy et du réalisateur et scénariste Philippe Lellouche, dont l’union s’est célébrée en 2010 avant leur séparation en 2017. Dans cette famille d’artistes, il grandit aux côtés de sa sœur cadette Sharlie et de son demi-frère Sam Lellouche, tout en côtoyant son oncle, le célèbre acteur Gilles Lellouche.

Pourtant, malgré une apparition précoce à l’écran en 2012 dans le film Nos plus belles vacances réalisé par son père, l’adolescent ne se destine pas à suivre passivement la voie royale de la comédie. Très vite, le besoin de créer de manière autonome se fait sentir. Pour éviter tout soupçon de favoritisme, il choisit de ne pas utiliser son nom de famille usuel dans ses projets musicaux. C’est sous le pseudonyme de Trackso qu’il décide de bâtir sa réputation, un choix fort qui marque sa volonté d’exister par ses propres moyens.

Les défis de la neuroatypie et la rupture scolaire

Le parcours du jeune créateur est également marqué par sa singularité cognitive. Diagnostiqué Haut Potentiel Intellectuel (HPI) à l’âge de 16 ans, Solal Lellouche traverse une scolarité particulièrement difficile. Ce profil atypique engendre un profond sentiment d’incompréhension et de stigmatisation au sein de l’institution scolaire, qui ne parvient pas à lui offrir le soutien nécessaire.

Face à cette souffrance, la décision est prise de quitter le système éducatif. Il arrête ses études à 16 ans afin de se consacrer pleinement à ses passions et à son avenir professionnel. Cette déscolarisation précoce, bien que difficile, lui permet de libérer son énergie créatrice.

Une certaine confusion entoure parfois cette période dans les médias. En effet, une retranscription datant de septembre 2022 affirmait curieusement qu’il entrait en classe de seconde à 18 ans. Cette information est toutefois contredite par l’ensemble des autres sources, qui confirment sa sortie précoce du système scolaire à 16 ans et son installation rapide à Paris.

Trackso : le rap comme espace de liberté

Pour s’exprimer, l’artiste se tourne vers la culture urbaine. Armé de son pseudonyme, il commence à diffuser ses freestyles et ses compositions sur les réseaux sociaux, notamment Instagram. Afin de mener à bien ses ambitions, il quitte le domicile familial de Sète à l’âge de 18 ans pour s’installer de manière indépendante à Paris, où il dispose désormais de son propre studio d’enregistrement.

Cette orientation vers l’industrie musicale a initialement suscité de vives inquiétudes chez sa mère. Vanessa Demouy a confessé avoir été foncièrement contre ce projet au départ, redoutant l’instabilité de ce milieu. Cependant, refusant de bloquer ses aspirations, elle est rapidement devenue sa première supportrice. Aujourd’hui, elle et Gilles Lellouche n’hésitent pas à partager régulièrement les créations de Trackso pour saluer son talent.

Parallèlement à la musique, le jeune homme fait preuve d’un véritable esprit d’entreprise. En 2023, il fonde l’agence de communication Influence Neptune, une structure qui lui permet de diversifier ses activités et d’asseoir son indépendance financière.

Une tentative discrète dans la comédie

Bien que la musique reste son moteur principal, le démon du jeu a parfois tenté le jeune homme. À l’âge de 17 ans, il décide de passer en secret le casting de la célèbre série quotidienne de TF1, Ici tout commence, sans en avertir sa mère.

Cette tentative n’a cependant pas abouti. Les directeurs de casting ont jugé que Solal Lellouche faisait encore trop jeune visuellement pour le rôle, face à des comédiens recrutés qui étaient plus âgés. Cette anecdote montre néanmoins sa détermination à provoquer le destin par lui-même, sans solliciter de passe-droit familial.

En refusant la facilité des réseaux de ses parents, Solal Lellouche prouve que l’on peut porter un nom célèbre tout en construisant sa propre identité. Sa trajectoire illustre la résilience d’un jeune homme qui a su transformer les difficultés de sa neuroatypie en une force créatrice et entrepreneuriale prometteuse.


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