Judy Hopps et Nick Wilde courent dans une jungle luxuriante dans une scène de zootopie 2

Zootopie 2 : le retour triomphal de Nick et Judy bouscule le box-office mondial

Près de dix ans après le premier volet, le film d’animation zootopie 2 a enfin débarqué sur nos écrans pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Ce nouveau volet, sorti en salles le 26 novembre 2025, replonge le public dans la métropole animalière désormais confrontée à de nouveaux bouleversements sociaux. Réalisé par Jared Bush et Byron Howard, le long-métrage de 107 minutes s’impose déjà comme un jalon incontournable de l’histoire des studios Disney.

Dans cette nouvelle aventure, l’intrigue explore les fondations mêmes de la ville tout en conservant l’humour et le rythme effréné qui avaient fait le succès du premier opus. Entre complots politiques, révélations historiques et parodies savoureuses, le duo d’enquêteurs le plus célèbre de l’animation doit faire face à son défi le plus complexe.

Une enquête sous haute tension au cœur des secrets de la ville

Une thérapie de couple imposée par le chef Bogo

L’action de zootopie 2 débute seulement une semaine après les événements du premier film. Devenus officiellement partenaires au sein de la police de Zootopie (ZPD), la lapine Judy Hopps et le renard Nick Wilde peinent pourtant à accorder leurs violons. Après avoir accidentellement détruit la statue du fondateur de la ville lors d’une arrestation manquée, leur supérieur, le chef Bogo, menace de les séparer.

Pour sauver leur collaboration, le chef leur impose de suivre une thérapie de couple professionnel animée par le docteur Fuzzby, une femelle quokka. Cependant, le devoir rappelle rapidement les deux policiers sur le terrain lorsqu’une mystérieuse preuve fait surface.

La traque de Gary De’Snake et la fuite des partenaires

Sur le lieu de leur opération ratée, Judy découvre une mue de serpent. Cette trouvaille est explosive : les reptiles sont officiellement bannis de la ville depuis un siècle à la suite d’un meurtre historique. Bravant l’interdit, Judy et Nick s’infiltrent au prestigieux gala du centenaire de la ville pour suivre cette piste.

Ils y croisent la route de Gary De’Snake, une vipère bleue doublée en version originale par Ke Huy Quan. Ce dernier tente de dérober le journal intime d’Ebenezer Lynxley, contenant les plans originaux des barrières climatiques de la métropole. Accusés à tort de complicité avec le serpent par la puissante famille Lynxley, Judy et Nick deviennent des fugitifs traqués par leurs propres collègues.

Des révélations explosives dans le quartier du Marais

Pour échapper aux autorités et au nouveau maire corrompu, le cheval Brian Winddancer, les deux partenaires s’enfoncent dans le quartier mystérieux du Marais. Guidés par la castor complotiste Nibbles Maplestick, ils découvrent une communauté cachée de reptiles.

Le journal intime révèle une vérité historique sombre : l’ancêtre de Gary, Agnès De’Snake, est la véritable fondatrice de la ville. Les Lynxley l’ont spoliée et ont orchestré le bannissement des reptiles en simulant un empoisonnement. Pire encore, la riche famille prévoit d’ensevelir le Marais sous les glaces de Toundraville pour étendre ses projets immobiliers.

Malgré une trahison finale du jeune Pawbert Lynxley, Nick parvient à sauver Judy d’un empoisonnement et à exposer les crimes des coupables. La vérité éclate au grand jour, permettant la réintégration des reptiles et l’ouverture d’un nouveau quartier, Reptile Ravine.

Un triomphe historique au box-office mondial

Les chiffres impressionnants d’un succès planétaire

Le deuxième opus de Zootopie a pulvérisé tous les records sur son passage. Doté d’un budget de production de 150 millions de dollars, le film a été rentabilisé à 130 % en seulement 48 heures d’exploitation. C’est une performance exceptionnelle qui témoigne de l’immense attente des spectateurs.

Au début de l’année 2026, la séquelle de Zootopie est entrée dans l’histoire en dépassant les recettes de La Reine des Neiges 2. Avec plus de 1,86 milliard de dollars de recettes mondiales cumulées en quelques semaines, elle s’impose comme le film d’animation occidental le plus rentable de tous les temps, juste derrière la production chinoise Ne Zha 2.

Une ferveur internationale portée par la Chine et la France

Le succès de zootopie 2 repose sur une dynamique internationale extrêmement solide, 77 % de ses recettes provenant de l’étranger. La Chine a joué un rôle de moteur exceptionnel avec 610 millions de dollars de recettes, faisant du long-métrage le film d’animation hollywoodien le plus rentable de l’histoire du pays.

En France, le public a répondu présent en masse. Après 18 semaines d’exploitation au printemps 2026, le film enregistrait pas moins de 8 684 945 entrées. Il s’établit ainsi comme le deuxième plus grand succès de l’année dans l’Hexagone, juste derrière Vaiana 2.

Une métaphore sociale audacieuse saluée par la critique

L’exploration systémique des préjugés et de l’exclusion

Sur le plan thématique, ce nouveau volet de Zootopie pousse plus loin la réflexion sociale entamée en 2016. Le long-métrage propose une allégorie fine de la discrimination systémique à travers le sort réservé aux reptiles. Le récit démontre comment les élites financières manipulent les peurs collectives et fabriquent des boucs émissaires pour protéger leurs intérêts économiques.

Pour triompher et rétablir la justice, Judy Hopps doit apprendre à s’affranchir des règles parfois trop rigides de l’institution policière. Cette évolution apporte une maturité bienvenue à l’écriture du personnage.

Entre brio visuel et facilités d’écriture

La presse et le public saluent unanimement la beauté visuelle de cette suite. L’animation des nouveaux décors, notamment le Marché du Marais, fourmille de détails colorés et vivants. De plus, la performance vocale de Ke Huy Quan insuffle beaucoup de chaleur au personnage de Gary.

Néanmoins, certains observateurs soulignent quelques faiblesses scénaristiques. Le recours au quiproquo de la course-poursuite entre la police et ses propres héros est jugé répétitif. De même, la trahison finale de Pawbert Lynxley apparaît comme un ressort dramatique un peu trop prévisible par rapport à la subtilité du premier film.

Des références pop et des clins d’œil à foison

Le long-métrage s’avère particulièrement généreux en références culturelles pour le public cinéphile. Les spectateurs les plus attentifs peuvent repérer de nombreuses parodies de marques, à l’image de Zoogle pour Google ou de Gnucci pour Gucci.

Le monde du cinéma est également mis à l’honneur. Le personnage du maire Brian Winddancer, un cheval imposant, est directement inspiré d’acteurs hollywoodiens ayant fait carrière en politique. On retrouve par ailleurs des clins d’œil appuyés à de grands classiques comme Le Silence des Agneaux, à travers la cellule de Dawn Bellwether, ou encore une parodie hilarante du labyrinthe de Shining.

Enfin, le long-métrage s’offre une mise en abyme amusante. À la fin de l’aventure, Nick Wilde mentionne avec humour que leur prochaine enquête n’aura lieu que dans dix ans, faisant directement écho à la décennie d’attente réelle des spectateurs entre les deux films.

Alors que les formats physiques et les diffusions sur les plateformes de streaming comme Disney+ ont pris le relais au premier semestre 2026, cette aventure confirme la puissance de la franchise. Le final du film, qui voit Bellwether s’enfuir vers l’étranger, laisse d’ailleurs la porte grande ouverte à de futures traques passionnantes.


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