Deux ans après le succès surprise du premier volet qui avait réuni près de deux millions de spectateurs, la comédie satirique sur fond de tests génétiques revient sur le devant de la scène. Toujours orchestré par Julien Hervé, ce nouvel opus tente de capitaliser sur les travers de notre chauvinisme tricolore à travers un chassé-croisé familial inédit.
Le film cocorico 2, sorti en salles le 8 avril 2026, propose une recette similaire mêlant préjugés sociaux et révélations généalogiques. Cependant, cette suite prend le contre-pied de son aînée en modifiant les origines des protagonistes pour pousser le bouchon de la caricature encore plus loin.
Une suite sous le signe de la surenchère et du double rôle
Des résultats ADN contestés et un mariage perturbé
Après avoir enfin surmonté les révélations du premier film, les familles Bouvier-Sauvage et Martin décident d’enterrer la hache de guerre. Leur objectif principal est désormais d’organiser sereinement le mariage de leurs enfants, Alice et François.
Toutefois, un rebondissement inattendu vient bousculer ce fragile équilibre. La localisation d’un cousin éloigné révèle en effet que les premiers tests ADN comportaient une erreur administrative majeure. Cette annonce relance immédiatement les hostilités et les doutes identitaires.
Christian Clavier face à lui-même
Le personnage de Frédéric Bouvier-Sauvage, qui se targuait auparavant d’une lointaine origine Cherokee, découvre cette fois une ascendance turque bien réelle. Pour incarner ce choc culturel, le réalisateur propose un dispositif original.
L’acteur Christian Clavier relève le défi d’un double rôle en interprétant à la fois le châtelain aristocrate et son cousin d’Istanbul, Mehmet. Affublé d’une moustache et d’un accent prononcé, le comédien multiplie les face-à-face cocasses avec lui-même, cherchant à renouveler la dynamique du duo qu’il forme avec Didier Bourdon.
Une équipe rodée derrière la caméra
Aux manettes de cette production d’une durée d’une heure et trente-et-une minutes, on retrouve le réalisateur Julien Hervé, connu pour son passé d’auteur pour les Guignols. Ce dernier s’entoure d’une équipe technique solide pour assurer la continuité visuelle et sonore du projet.
- La bande originale est signée par le compositeur Matei Bratescot.
- Les décors ont été confiés à Laure Lepelley-Monbillard.
- La direction artistique est assurée par Simon Blanjoie.
- La distribution est quant à elle gérée par la société SND.
Un accueil mitigé et des performances en demi-teinte
Une stratégie de sortie particulièrement prudente
Conscients des risques de lassitude du public, les distributeurs ont opté pour une stratégie de lancement discrète. Le long-métrage a ainsi été projeté directement le jour de sa sortie nationale, sans organiser d’avant-premières publiques ni de projections préalables pour la presse.
Cette prudence s’explique en partie par les critiques mitigées reçues dès les premiers jours. Sur AlloCiné, la note moyenne des spectateurs plafonne à 2,1/5, tandis que la presse affiche une moyenne de 2,5/5. De nombreux observateurs regrettent un manque d’originalité et des gags parfois lourds.
Un box-office en deçà du premier volet
Après six semaines d’exploitation dans les salles françaises, le film comptabilise 661 381 entrées. Bien que le parcours ne soit pas terminé, ce résultat reste nettement inférieur aux performances du premier volet, qui avait séduit un large public durant l’hiver 2024.
Néanmoins, certains spectateurs saluent l’efficacité du divertissement familial et la prestation de Sylvie Testud, très remarquée dans son rôle. Le tandem Clavier-Bourdon conserve pour ses fidèles une indéniable alchimie comique.
Alors que le paysage cinématographique se montre de plus en plus exigeant envers les suites de comédies populaires, ce second volet illustre la difficulté de surprendre une audience déjà familière du concept originel. Il appartiendra désormais au public des plateformes et de la télévision de donner une seconde vie à ces turbulences familiales.
