Montre Rolex Wimbledon posée sur un court de tennis avec une raquette et une balle en arrière-plan

Rolex Wimbledon : l’histoire et les secrets d’un cadran de légende

Sur les courts de tennis comme dans les vitrines de haute horlogerie, certains visuels s’imposent instantanément dans l’imaginaire collectif. C’est précisément le cas de la Rolex Wimbledon, une déclinaison devenue mythique au sein de la célèbre gamme Datejust. Avec ses teintes singulières et son élégance sportive, ce modèle incarne l’une des alliances les plus prestigieuses et durables du monde du sport.

Née pour célébrer une complicité historique, cette montre suscite aujourd’hui l’engouement des collectionneurs du monde entier. Entre esthétique soignée, références techniques et réalité d’un marché particulièrement tendu, découvrez les secrets de cette icône horlogère.

Un hommage helvétique au temple du tennis sur gazon

Pour comprendre la genèse de la Rolex Wimbledon, il faut remonter à l’année 1978. C’est à cette date que la manufacture suisse devient la montre officielle et le chronométreur officiel du prestigieux tournoi du Grand Chelem londonien. Afin de sceller ce partenariat d’exception, Rolex présente en 2009 une déclinaison inédite de sa Datejust.

Ce modèle se distingue immédiatement par son cadran gris ardoise à la finition soleil, évoquant l’éclat de l’aluminium poli. Mais ce sont ses index qui signent sa singularité : des chiffres romains peints en noir, délicatement liserés d’un vert profond. Cette combinaison de couleurs rappelle directement le gazon tondu des courts de Wimbledon. Pour parfaire ce tableau, l’index à 9 heures se dresse sous la forme d’un unique bâton luminescent, offrant un contraste géométrique saisissant.

Cette esthétique unique a séduit de grandes personnalités, à commencer par le légendaire joueur de tennis Roger Federer, qui en est devenu l’ambassadeur le plus emblématique.

Les configurations d’un modèle pluriel

La force de cette déclinaison réside également dans sa grande variété de configurations, permettant à chaque amateur de trouver le modèle adapté à son poignet.

Des boîtiers pour tous les poignets

La montre se décline principalement en deux tailles de boîtier distinctes :

  • Le modèle de 41 mm (Datejust 41 ou Datejust II), qui offre une présence sportive et moderne affirmée.
  • Le modèle historique de 36 mm (Datejust 36), dont les dimensions rendent hommage au modèle originel lancé par la marque en 1945.

Ces boîtiers, d’une épaisseur standard de 12 mm pour un poids brut oscillant entre 130 et 133 grammes, sont conçus dans des matériaux haut de gamme. Les acheteurs peuvent opter pour l’acier inoxydable classique (Oystersteel), ou pour les célèbres versions bicolores de la marque, baptisées Rolesor. Le Rolesor associe l’acier à l’or jaune, à l’or blanc ou encore à l’or rose Everose, un alliage exclusif développé par la manufacture.

Lunettes, bracelets et détails de finition

Le choix de la lunette transforme radicalement l’allure de la pièce. Rolex propose une version lisse et bombée, résolument sportive, ou sa fameuse lunette cannelée en or, plus habillée. Pour les amateurs de haute joaillerie, il existe même une déclinaison d’exception en 36 mm dotée d’une lunette sertie de diamants.

Le cadran, protégé par un verre saphir inrayable équipé de la célèbre loupe Cyclope pour la date à 3 heures, s’associe à deux types de bracelets :

  • Le bracelet Oyster à trois mailles, robuste et classique.
  • Le bracelet Jubilé à cinq mailles, particulièrement recherché pour son confort et son élégance intemporelle.

Chaque bracelet est équipé d’un fermoir Oysterclasp doté de la rallonge de confort rapide Easylink, un système astucieux permettant d’ajuster la longueur de quelques millimètres.

Mécanique de précision et évolution des calibres

Sous le cadran gris ardoise se cache un moteur d’une régularité absolue. Les modèles contemporains abritent le calibre de manufacture 3235, un mouvement mécanique à remontage automatique certifié chronomètre par le COSC. Ce calibre moderne offre une réserve de marche confortable de 70 heures.

Quelques fiches techniques de transition associent parfois la Datejust 41 au calibre 3135. Cependant, les experts s’accordent à attribuer le mouvement de nouvelle génération 3235 aux références modernes de la collection. Côté robustesse, toutes ces versions affichent une étanchéité garantie jusqu’à 100 mètres de profondeur grâce à une couronne vissée Twinlock.

L’état du marché : des cotes très soutenues

Victime de son succès, ce garde-temps fait face à une demande qui dépasse largement l’offre disponible chez les détaillants officiels. Cette rareté engendre une prime importante sur le marché de la seconde main, où les prix dépassent régulièrement les tarifs catalogues.

Les tarifs de la Datejust 36

Pour une version en 36 mm, les prix sur le marché de l’occasion varient généralement entre 9 200 € et 13 000 € selon la configuration et l’état général de la pièce. Ainsi, un modèle entièrement en acier avec lunette lisse se négocie aux alentours de 9 500 €, tandis qu’une version avec lunette cannelée en or blanc dépasse facilement les 11 000 €.

Les tarifs de la Datejust 41

Sur le marché des modèles de 41 mm, les prix s’envolent encore davantage. Les versions bicolores en or jaune ou rose se situent dans une fourchette allant de 14 900 € à près de 19 000 €. Pour les modèles classiques en acier, les transactions oscillent couramment entre 10 000 € et 15 500 € selon l’ancienneté et la présence du bracelet Jubilé.

Qu’elle soit choisie en acier discret ou dans une version bicolore scintillante, la Rolex Wimbledon reste un investissement passionné. Elle symbolise à merveille la rencontre du gazon anglais et de la rigueur horlogère suisse, s’imposant comme un choix de premier ordre pour tout collectionneur averti.


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