Un homme souriant devant un bâtiment universitaire pour illustrer quel est le niveau d'étude de Jordan Bardella

Quel est le niveau d’étude de Jordan Bardella ? Du bac avec mention à l’abandon de la fac

Un élève brillant du secondaire confronté au mur de l’université

Alors que l’homme politique s’impose sur le devant de la scène, de nombreux citoyens se demandent quel est le niveau d’étude de Jordan Bardella. Cette question agite régulièrement le débat public, tant le parcours des dirigeants politiques fait l’objet d’une attention rigoureuse. Derrière l’image soignée du président du Rassemblement National se cache une réalité académique contrastée, marquée par une entrée réussie dans le supérieur mais un échec rapide face aux exigences de l’université.

Pourtant, sa scolarité avait débuté sous les meilleurs auspices. Le jeune homme effectue ses études secondaires dans un cadre structuré, au sein du lycée privé catholique Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle à Saint-Denis. Élève appliqué, il décroche son baccalauréat Économique et Social (ES) en 2013. Ce premier succès est couronné par une mention très bien, un résultat prometteur pour la suite de son parcours. Parallèlement à ses révisions, il s’investit dans le tissu associatif local en donnant des cours d’alphabétisation à des migrants.

Cependant, la transition vers l’enseignement supérieur s’avère bien plus difficile que prévu. Désireux d’intégrer une grande école, il tente le prestigieux concours d’entrée de Sciences Po Paris. Cette tentative se solde par un échec, le candidat échouant lors de l’épreuve orale consacrée à la guerre d’Algérie. Quelques années plus tard, en 2022, ses ambitions académiques subissent un autre revers lorsqu’il se voit refoulé à l’entrée de Sciences Po Bordeaux.

Les révélations sur les années Sorbonne : de la géographie aux zéros pointés

Après son échec à Sciences Po Paris, il s’oriente vers l’Université Paris-Sorbonne. Il choisit de s’inscrire en licence de géographie, qu’il tente d’abord de coupler avec un double cursus en histoire et espagnol. Néanmoins, ce projet ambitieux tourne court. Face à des difficultés immédiates, il abandonne cette double licence dès le premier semestre. Ses notes initiales s’effondrent rapidement, avec une moyenne générale de seulement 5/20 et un faible score de 2,5/20 en espagnol et histoire moderne.

Malgré ce premier revers, l’étudiant parvient à sauver sa première année en se concentrant sur la géographie. Il valide ainsi son premier semestre avec 10,5/20 de moyenne, puis le second avec 12,75/20. Toutefois, cette réussite doit beaucoup aux rattrapages. L’étudiant obtient en effet une excellente note de 17,5/20 en aïkido, une option de sport universitaire qui permet de redresser sa moyenne générale. Cette première année sera la seule validée de tout le cursus universitaire de Jordan Bardella.

Dès la deuxième année, le parcours académique de Jordan Bardella s’effondre totalement. Ses résultats chutent de manière spectaculaire, atteignant 5/20 de moyenne générale au troisième semestre, puis un infime 2,6/20 au semestre suivant. Les archives universitaires, révélées ultérieurement par la presse, montrent une accumulation de zéros pointés. Il obtient notamment un 2/20 en géosphère et un 4/20 dans la matière « risques et sociétés ».

La troisième année de licence scelle définitivement son échec universitaire. Au dernier semestre, sa moyenne générale tombe à 1,8/20. Sur les dix examens obligatoires pour décrocher son diplôme, il ne se présente qu’à une seule épreuve portant sur l’Union européenne, où il obtient une note honorable de 14/20. Sans surprise, il quitte l’établissement sans obtenir sa licence, laissant son parcours universitaire inachevé. Finalement, le seul et unique diplôme de Jordan Bardella reste son baccalauréat.

Entre militantisme précoce et ascension politique rémunérée

Pour comprendre quel est le niveau d’étude de Jordan Bardella, il faut donc mesurer l’impact de ce choix de carrière précoce, qui l’a conduit à délaisser la Sorbonne. En effet, sa formation scolaire de Jordan Bardella a été rapidement supplantée par une intense activité militante. Adhérent au Front National dès l’âge de 16 ans, il gravit les échelons à toute vitesse. À seulement 19 ans, il prend la tête de la fédération de Seine-Saint-Denis, avant d’être élu conseiller régional d’Île-de-France en décembre 2015.

Cette professionnalisation précoce s’accompagne rapidement de revenus confortables. Durant l’année universitaire 2015-2016, il bénéficie d’un contrat d’assistant parlementaire de quatre mois et demi auprès du député européen Jean-François Jalkh, une mission qualifiée d’emploi fictif par certains détracteurs. Par la suite, il est embauché pour gérer la communication de Florian Philippot, puis signe un contrat à mi-temps payé 1 200 euros net par mois, un salaire particulièrement élevé pour un étudiant à mi-temps.

Accaparé par ses nouvelles responsabilités politiques et assuré d’un avenir professionnel au sein de son parti, le jeune homme délaisse progressivement les bancs de la Sorbonne. L’absentéisme devient sa règle de conduite, expliquant ainsi sa trajectoire universitaire chaotique. Dès lors, le choix de se consacrer à plein temps à la politique l’emporte définitivement sur la poursuite de ses études.

Les rumeurs et fausses informations sur son cursus scolaire

Le parcours des figures politiques suscite souvent des fantasmes, et celui-ci ne fait pas exception. Sur les réseaux sociaux et divers forums en ligne, plusieurs fausses informations circulent activement. Certains internautes affirment à tort qu’il n’a jamais obtenu le baccalauréat. D’autres prétendent qu’il aurait validé un baccalauréat littéraire en 2007 dans un autre établissement, des rumeurs formellement contredites par les registres officiels.

Une autre rumeur tenace affirme qu’il aurait suivi des études de droit à l’université Paris Descartes. Pourtant, les faits démontrent qu’il n’a jamais fréquenté cette faculté, son unique inscription dans le supérieur s’étant faite à la Sorbonne en géographie. Ces approximations rappellent la nécessité de s’en tenir aux faits vérifiés pour apprécier la réalité de sa formation.

En définitive, la trajectoire de l’actuel leader du Rassemblement National illustre une rupture précoce avec le monde académique au profit d’une carrière politique fulgurante. Si son parcours secondaire laissait présager de longues études, son choix de privilégier le terrain militant a redéfini ses priorités. Ce profil atypique continue de nourrir le débat sur la formation de la nouvelle génération de dirigeants politiques français.


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