Portrait de l'avocat Emmanuel Daoud assis à son bureau devant une bibliothèque avec une balance de la justice

Emmanuel Daoud : itinéraire et combats majeurs d’un avocat pénaliste engagé

Dans le paysage judiciaire contemporain, Emmanuel Daoud s’est forgé une place singulière en conjuguant la défense des libertés fondamentales et la haute technicité du droit des affaires. L’avocat parisien refuse d’enfermer sa pratique dans un cadre étroit, intervenant aussi bien dans les prétoires nationaux que devant les juridictions internationales.

Ce juriste complet défend une conception militante de son métier. Guidé par l’idéal de l’« avocat-citoyen », il met son expertise au service de causes d’intérêt public, des droits humains et de la lutte contre la criminalité financière.

Des racines populaires aux prétoires parisiens

Né le 30 janvier 1963 à Courbevoie d’une mère espagnole et d’un père kabyle, Emmanuel Daoud revendique un parcours bâti sur la méritocratie républicaine. Avant de rejoindre le monde judiciaire, il multiplie les activités professionnelles, travaillant notamment comme surveillant scolaire, employé aux Galeries Lafayette ou sur les marchés. Cet ancrage dans le monde réel nourrit très tôt sa volonté de défendre les plus vulnérables.

Après l’obtention d’une maîtrise en carrières judiciaires à l’Université Paris X Nanterre, il décroche un DEA de droit privé général à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne en 1986. Deux ans plus tard, le 3 février 1988, il prête serment et intègre le barreau de Paris. Sa formation solide lui ouvre rapidement les portes de cabinets réputés, à l’instar du cabinet Farthouat Grenet Stasi.

Après une expérience à Madrid au sein du cabinet Cremades au début des années 1990, il devient associé du cabinet Farthouat, Stasi & Asselineau en 1995. Il participe ensuite au tournant des années 2000 à l’aventure du cabinet Stasi & Associés. En 2009, il franchit une nouvelle étape en cofondant Vigo Avocats avec Christine Carpentier et Julie Ferrari, structure parisienne dont il assure la gérance et qui alloue entre 7 % et 9 % de son activité à des missions bénévoles pour des ONG.

Les domaines d’expertise d’Emmanuel Daoud : du droit des affaires aux droits humains

Le célèbre pénaliste s’illustre particulièrement dans le domaine du droit pénal des affaires (White-Collar Crime). Il traite régulièrement des dossiers complexes de corruption, de blanchiment d’argent et de fraude fiscale. Ses compétences couvrent également la cybersécurité, les alertes professionnelles ainsi que la responsabilité pénale des dirigeants d’entreprise.

Parallèlement à ces dossiers économiques, Emmanuel Daoud consacre une part majeure de ses activités au droit pénal international. Dès 2005, il s’inscrit sur la liste officielle des conseils auprès de la Cour pénale internationale (CPI) siégeant à La Haye. Il intervient régulièrement sur les questions de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Enfin, il conseille les entreprises sur le devoir de vigilance et la responsabilité sociétale (RSE). Cette approche transversale lui vaut une reconnaissance notable par ses pairs, matérialisée par un classement régulier dans les guides juridiques internationaux comme Chambers France.

Grandes affaires judiciaires : prétoires médiatiques et dossiers internationaux

Au fil des décennies, le conseil des parties civiles a marqué l’actualité judiciaire par ses interventions dans des dossiers à fort retentissement. En 2015, lors du procès du Carlton de Lille, il assure la représentation de l’association « Le Nid » pour soutenir les personnes victimes de réseaux de prostitution. Il intervient également pour défendre des enfants victimes d’abus sexuels en République centrafricaine.

Sur la scène sportive, Emmanuel Daoud représente l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le Comité International Olympique (CIO) dans les poursuites pour corruption visant l’ancien dirigeant de l’athlétisme mondial Lamine Diack. Il s’engage aussi auprès de collectifs de supporters contestant la réglementation financière de la FIFA.

L’avocat pénaliste s’implique fortement face aux crises internationales. En 2022 et 2023, aux côtés d’ONG et d’universitaires, il dépose une communication officielle devant la Cour pénale internationale afin de dénoncer la déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie. Cette démarche met en cause directement les plus hautes autorités russes pour crimes de guerre. Il assure en outre la défense de journalistes emprisonnés à l’étranger, à l’image du reporter Christophe Gleizes en Algérie.

Un engagement institutionnel et doctrinal pour les libertés publiques

En marge des tribunaux, Emmanuel Daoud multiplie les responsabilités institutionnelles au sein de la profession. Ancien membre du Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris entre 2015 et 2018, il a exercé comme secrétaire de la Commission Pénale du barreau parisien. Il représente par ailleurs les avocats français au sein du Conseil des barreaux européens (CCBE).

Ses convictions humanistes se traduisent par une participation active à plusieurs organisations de la société civile :

  • Membre du Groupe d’action judiciaire de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
  • Administrateur de l’Alliance des Avocats pour les Droits de l’Homme (AADH)
  • Co-président de l’association Lawyers for Women (L4W)
  • Membre des commissions juridiques de la LICRA et de Reporters Sans Frontières

Transmetteur d’expérience, il forme les futurs magistrats à l’ENM et enseigne dans plusieurs facultés de droit réputées. Membre des comités scientifiques de revues juridiques de référence comme l’AJ Pénal, Emmanuel Daoud rédige régulièrement des analyses doctrinales approfondies sur la responsabilité des entreprises transnationales et les violations du droit international.

À travers ces multiples engagements, le pénaliste incarne une profession juridique ouverte sur les grands défis démocratiques et environnementaux contemporains.


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