Portrait de l'avocat olivier Pardo avocat posant dans son cabinet avec une statue de la justice en arrière-plan

Olivier Pardo : portrait de l’avocat des personnalités politiques et des dossiers sensibles

Dans l’arène judiciaire française, le parcours d’Olivier Pardo, avocat réputé, illustre à quel point le droit et la politique s’entremêlent. Cet ancien magistrat navigue depuis plusieurs décennies entre les dossiers financiers complexes et les affaires ultra-médiatiques. Son nom s’affiche ainsi régulièrement dans les chroniques judiciaires, qu’il s’agisse de défendre des chefs d’État ou de faire face à des menaces personnelles hors du commun.

De la magistrature au barreau : la genèse d’un pénaliste

Un double regard forgé par l’expérience des tribunaux

Né à Marseille en 1958 d’une mère d’origine grecque et d’un père d’origine turque, il choisit très tôt la voie du droit après ses études à Sciences Po Paris et à l’École Nationale de la Magistrature. Il commence sa carrière professionnelle sous les dorures des tribunaux, mais du côté du siège. En effet, il exerce d’abord comme juge d’instruction et président de chambres correctionnelles et civiles. Cette première vie de magistrat lui permet de comprendre de l’intérieur les rouages de la justice.

Par la suite, durant les années 1990, il rejoint les cabinets ministériels en tant que conseiller auprès du ministre de la Justice, puis du ministre des Affaires sociales. Cette expérience politique renforce sa compréhension des grands équilibres de l’État.

La fondation d’un cabinet de premier plan

Pourtant, l’appel de la défense se fait rapidement entendre. Le mercredi 20 mai 1992, il prête serment et débute sa carrière d’avocat. Fort de ses compétences en droit privé, il fonde immédiatement son premier cabinet spécialisé dans le contentieux commercial et le droit pénal des affaires.

Plus tard, il structure son activité en créant le cabinet OPLUS | Olivier Pardo + Associés, installé avenue de Wagram à Paris. Entouré d’associés chevronnés, le célèbre pénaliste y traite des affaires d’une grande complexité technique. Parallèlement à sa pratique, il transmet son savoir en dirigeant pendant dix ans les classes préparatoires d’IPESUP pour les concours de la haute fonction publique.

L’avocat des dossiers brûlants et des têtes d’affiche

Un habitué des grands procès financiers et internationaux

Très vite, les acteurs économiques et politiques sollicitent ses services de conseil. En 2008, il intervient notamment pour défendre l’homme d’affaires Bernard Tapie lors de sa conciliation avec l’État dans l’affaire Adidas. Il se retrouve également sous le feu des projecteurs en assistant Imad Lahoud dans le dossier Clearstream, ou encore l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Son expertise dépasse largement les frontières de l’Hexagone. Ainsi, il représente la société pétrolière russe Interneft face au groupe Total, et conseille le président de la Guinée équatoriale dans la délicate affaire des « biens mal acquis ».

Au service des figures politiques de premier plan

Au-delà des affaires financières, l’avocat Olivier Pardo conseille de nombreuses personnalités publiques. Il assiste régulièrement l’ancienne ministre Rachida Dati. De plus, il est le conseil et l’ami de longue date d’Éric Zemmour, qu’il défend dans plusieurs dossiers sensibles.

Son influence internationale se confirme également lorsqu’il devient le défenseur français du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et du député Meyer Habib. Cette clientèle prestigieuse et clivante l’expose inévitablement aux passions politiques et aux tensions géopolitiques contemporaines.

Entre accusations judiciaires et menaces physiques

Une relaxe totale dans l’affaire Total

Son parcours n’est pas exempt de tempêtes personnelles. L’ancien magistrat a dû faire face à de graves accusations devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Soupçonné de corruption et de tentative d’escroquerie aux dépens du géant pétrolier Total, on lui reprochait d’avoir participé à un arbitrage suspect en 2005.

Toutefois, le 19 mars 2026, la justice a tranché de manière indiscutable. Le tribunal a prononcé la relaxe intégrale d’Olivier Pardo et de ses coprévenus, estimant qu’aucune infraction ne pouvait leur être imputée. Cette décision est venue laver l’honneur professionnel du pénaliste.

La cible d’un projet d’attentat géopolitique

Les risques liés à ses dossiers ont parfois pris une tournure dramatique. En juillet 2025, la justice parisienne a ouvert une information judiciaire suite à des révélations inquiétantes. Un homme radicalisé a affirmé avoir été contacté par le Hezbollah pour exécuter un contrat d’assassinat visant le pénaliste. Cette menace était directement liée à son rôle de défenseur de Benjamin Netanyahou.

Malgré la gravité de la situation, l’avocat Olivier Pardo a réaffirmé son engagement. Il a publiquement déclaré que rien ne l’empêcherait de défendre ses clients, quel qu’en soit le coût personnel.

Des prises de position médiatiques assumées

Un engagement contre l’antisémitisme et pour Israël

En tant qu’éditorialiste et chroniqueur régulier dans les médias, il n’hésite pas à exprimer ses convictions profondes. Sur le plateau de CNEWS, il dénonce avec force la montée de l’antisémitisme en France, qu’il qualifie de fléau quotidien issu des franges islamistes.

Ses liens avec Israël sont à la fois professionnels et intimes. Alors que son fils est mobilisé dans une unité d’élite de l’armée israélienne, une situation qu’il vit avec une angoisse immense mais une grande fierté, il défend la position de l’État hébreu. Selon lui, il appartient désormais au monde arabe de prouver sa capacité à vivre en paix avec Israël.

La défense de la liberté d’expression et de la vie privée

Cette liberté de ton se manifeste aussi lorsqu’il défend les déclarations d’Éric Zemmour. Face aux polémiques entourant les propos du politicien sur les sépultures des victimes de Toulouse, il explique que son client s’inscrit dans une tradition historique d’assimilation. Il rejette ainsi avec colère les accusations d’antisémitisme portées contre lui.

Par ailleurs, il milite pour le respect de la vie privée, estimant que la culture française doit préserver son modèle face au puritanisme anglo-saxon. Enfin, lors de drames sociétaux comme l’affaire du CHU de Reims, il regrette que les procédures pénales fassent parfois disparaître la mémoire des victimes au profit de l’irresponsabilité psychiatrique.

À travers ses combats judiciaires et ses engagements publics, Olivier Pardo incarne une figure de la défense qui refuse de dissocier le droit des réalités du monde. Son parcours montre que la robe d’avocat reste, aujourd’hui encore, un rempart indispensable face aux passions de l’époque.


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