Portrait en buste de François de Canson devant un paysage côtier méditerranéen ensoleillé

François de Canson : parcours, influence et ambitions du dauphin de la Région Sud

Au sein du paysage politique méridional, François de Canson incarne une synthèse singulière entre ancrage terrien, gestion entrepreneuriale et responsabilités institutionnelles d’envergure. Homme fort du littoral varois et figure majeure du tourisme français, cet élu pragmatique a progressivement bâti une influence solide qui dépasse largement les frontières de son département d’origine.

Aux côtés de Renaud Muselier à l’exécutif régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, il pilote des dossiers stratégiques qui touchent directement au dynamisme économique du territoire. Désigné pour reprendre le flambeau régional, l’élu varois s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable de la recomposition politique dans le Sud de la France.

Un ancrage familial et un itinéraire d’entrepreneur

Né le 10 mai 1965 sous le nom d’état civil de François de La Lombardière de Canson, le futur édile grandit dans un univers où l’engagement public constitue une véritable tradition. Son père, Philippe de Canson, a dirigé la commune de La Londe-les-Maures pendant plus de deux décennies avant d’occuper un siège de député et de conseiller général. Cet héritage politique et local forge très tôt la sensibilité du jeune homme pour sa terre d’origine.

Avant de briguer des mandats électoraux, il suit une formation universitaire couronnée par un DESS de gestion. Son parcours professionnel s’amorce alors loin de la Provence : il entame sa carrière à Hong Kong au sein d’un grand groupe textile international. Cette expérience au grand large lui permet d’acquérir une vision concrète des dynamiques du commerce mondial et des négociations économiques.

De retour dans le Var, il prend la tête des affaires familiales, diversifiant ses activités entre l’hôtellerie de plein air et le travail de la vigne. Gérant de plusieurs structures civiles et foncières, notamment dans le secteur viticole, il revendique un statut de chef d’entreprise familier des contraintes d’exploitation et de management. Cette double casquette d’entrepreneur et d’acteur territorial guidera constamment sa pratique des affaires publiques.

La Londe-les-Maures : le bastion communal du maire

L’ascension politique locale de François de Canson débute en mars 2008, date à laquelle il s’installe dans le fauteuil mayoral de La Londe-les-Maures. Son implantation rencontre une forte adhésion populaire : les électeurs le réélisent en 2014 avec 85 % des suffrages exprimés, avant d’enregistrer un score unanime de 100 % lors du scrutin municipal de 2020 face à l’absence d’opposition.

Parallèlement à ses fonctions municipales, le maire de La Londe-les-Maures assure la présidence de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures. Cette intercommunalité littorale regroupe plusieurs bassins de vie stratégiques et constitue un levier d’aménagement essentiel entre la métropole toulonnaise et le golfe de Saint-Tropez.

Un épisode singulier vient toutefois perturber ce parcours municipal linéaire au début de l’année 2023. En tant que suppléant de Marc Giraud au Conseil départemental du Var, la condamnation pénale et l’inéligibilité de ce dernier entraînent l’entrée automatique de l’édile à l’assemblée départementale. Confronté aux règles strictes du non-cumul des mandats, François de Canson démissionne temporairement de son siège de maire afin d’organiser une élection municipale partielle. En janvier 2023, sa liste remporte l’intégralité des suffrages, ce qui lui permet de retrouver immédiatement son fauteuil à l’hôtel de ville.

La doctrine touristique : étaler les flux et valoriser l’économie

Au niveau régional et national, le rayonnement de François de Canson s’exprime principalement à travers la présidence du Comité Régional du Tourisme (CRT) Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que la tête d’ADN Tourisme, la fédération nationale des organismes institutionnels du secteur. Dans ces fonctions, il défend une approche économique décomplexée et ambitieuse.

Le tourisme représente un moteur vital pour le sud-est de la France, concentrant 143 000 emplois non délocalisables et plus de 18 milliards d’euros de retombées économiques directes. Face aux critiques sur la surfréquentation estivale, l’élu varois récuse le concept de décroissance touristique. Il privilégie plutôt une stratégie de « tourisme des 4 saisons » destinée à étaler les arrivées sur l’ensemble des douze mois de l’année.

Pour renforcer l’attractivité territoriale sans saturer le littoral en juillet et août, plusieurs leviers d’action sont déployés sous sa houlette :

  • La structuration de l’offre internationale autour de trois marques fortes : Provence, Alpes et Côte d’Azur.
  • Le soutien appuyé à l’agritourisme et aux domaines viticoles, notamment via des partenariats entre intercommunalités littorales.
  • La diversification vers le tourisme de savoir-faire, le nautisme, les itinéraires cyclables et le patrimoine mémoriel ou spirituel.
  • La mise en œuvre d’un plan d’urgence régional de 50 millions d’euros pour accompagner les entreprises face aux aléas conjoncturels et commerciaux mondiaux.

Cette politique porte ses fruits selon les données régionales : la fréquentation a progressé de manière continue sur les ailes de saison sans intensifier la promotion sur le cœur de l’été. Toutefois, certains arbitrages sportifs ont suscité des regrets, à l’image du renoncement au pôle glace niçois dans le cadre des Jeux d’hiver 2030, décision qu’il a publiquement déplorée.

Un positionnement de droite républicaine et pragmatique

Sur l’échiquier partisan, le vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est longtemps illustré comme cadre départemental de la droite classique. Ancien secrétaire général de la fédération varoise des Républicains, il rompt progressivement ses attaches partisanes pour soutenir une ligne de rassemblement pragmatique aux côtés d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle.

Revendiquant son identité d’homme de droite d’ordre et de gestion, il défend une gouvernance axée sur la sécurité et le soutien au tissu productif. Le Var constituant le premier département forestier mais aussi la première place militaire de France, François de Canson insiste régulièrement sur les enjeux régaliens :

  • L’intensification des moyens de lutte contre les incendies avec le projet de pélicandrome à l’aéroport de Hyères.
  • Le soutien sans faille aux grands industriels de la défense navale et terrestre implantés dans la rade de Toulon.
  • Le déploiement de dispositifs sécuritaires modernes dans les lycées et les réseaux de transport régionaux.

Vers la présidence de la Région Sud

Présent au Conseil régional depuis décembre 2015, le responsable varois s’est imposé comme le bras droit le plus influent de Renaud Muselier. Ce dernier l’a désigné publiquement pour lui succéder à la tête de la Région Sud lors de son départ programmé vers le Sénat.

Loin de fuir cette responsabilité, François de Canson prépare cette transition avec rigueur. Il rappelle régulièrement qu’une grande collectivité territoriale ne se pilote pas au hasard et qu’une majorité unie demeure le garant de la stabilité politique régionale.

À la croisée des enjeux d’aménagement, de transition environnementale et de vitalité touristique, François de Canson s’apprête ainsi à ouvrir un nouveau chapitre de sa trajectoire politique, confirmant son rôle pivot dans les équilibres du Sud.


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