La danse électro a quitté la rue pour conquérir les scènes internationales. Au cœur de cette révolution artistique, Romain Guillermic, également connu sous le pseudonyme de « Skips », s’impose comme un visage clé de cette révolution artistique. Couronné champion du monde en solo, ce prodige transforme un mouvement urbain en un véritable art de scène.
De Nanterre aux plus grands théâtres parisiens, le parcours de Romain Guillermic témoigne d’une ferveur physique hors du commun. En effet, en naviguant avec aisance entre la danse, le cinéma d’auteur et les collaborations de prestige, l’artiste français redéfinit constamment les contours de sa discipline. Ainsi, son ascension illustre comment la passion et le travail acharné propulsent un jeune talent vers la reconnaissance internationale.
Les origines de Romain Guillermic : de Nanterre aux terrains du PSG
Une enfance forgée par le sport et la culture populaire
Né le 11 novembre 1994, le jeune danseur grandit au sein d’une cité à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Élevé par sa mère avec ses deux frères, il perd son père à l’âge de dix ans. Ses origines familiales mêlent des racines kabyles du côté paternel et bretonnes du côté de sa mère. Scolarisé dans un établissement catholique, il se passionne rapidement pour les mangas et les dessins animés.
Par ailleurs, il s’investit pleinement dans le sport dès son plus jeune âge. Il pratique ainsi les arts martiaux et décroche un titre de champion de karaté. Son agilité le mène également vers le football. Il intègre alors la section junior du Paris Saint-Germain où il évolue pendant sept ans.
Le coup de foudre pour l’électro et la naissance d’un collectif
À l’âge de douze ans, sa trajectoire bifurque définitivement lorsqu’il découvre la danse électro. Il quitte alors le club de football parisien pour se consacrer entièrement à cette nouvelle discipline. Ses premières chorégraphies prennent vie au bas de son immeuble à Nanterre. Il réalise ainsi ses premières chorégraphies au bas de son immeuble à Nanterre avec son petit frère et des amis.
De plus, le talent du jeune prodige ne tarde pas à dépasser les frontières de sa cité. Dès ses quatorze ans, ses participations à divers battles lui valent une reconnaissance internationale précoce sur les réseaux sociaux. En 2007, il fonde le groupe « Electro Street » avec quatre amis danseurs, dont il devient le leader. Ce collectif réunit Alou Sidibé, Adrien Sissoko, Mamadou Bathily et Taylor Château. Le groupe est actif depuis plus de quinze ans.
L’ascension de l’artiste français sur scène et à l’international
Un palmarès d’exception et la transmission du mouvement
Le parcours de Romain Guillermic est jalonné de distinctions prestigieuses dans le milieu de la danse urbaine. En 2008, il est sacré champion de France en solo. L’année suivante, il obtient le titre du meilleur show chorégraphique avec son groupe.
Cependant, le sommet de sa carrière de compétiteur survient en 2017, lorsqu’il décroche le titre suprême de champion du monde. Soucieux de transmettre son art, il commence à donner des cours en France dès 2011. Puis, il exporte sa pédagogie à l’étranger, notamment au Mexique. Sa légitimité l’amène à siéger comme juré lors de compétitions majeures, comme la Coupe du monde en 2023.
Des collaborations prestigieuses avec les plus grands créateurs
Cette virtuosité technique attire rapidement l’attention de metteurs en scène de renom. L’artiste français est ainsi repéré par la chorégraphe Blanca Li lors d’un battle. Cette rencontre marque le début d’une longue collaboration. En effet, le danseur intègre plusieurs de ses spectacles emblématiques, comme Elektro Kif ou Elektrik.
Parallèlement, il collabore avec des marques de haute couture comme Loewe, Adidas ou Kenzo. Il chorégraphie également pour des stars de la musique internationale comme Dua Lipa ou David Guetta. En 2018, il réalise les chorégraphies et danse dans deux clips majeurs de l’artiste Christine and the Queens. Enfin, en 2023, il participe au clip Modern Jam de Travis Scott, sous la direction du réalisateur Gaspar Noé.
La polyvalence du créateur au cinéma et au théâtre
Une transition réussie vers le grand écran
Le magnétisme physique de Romain Guillermic trouve naturellement sa place devant la caméra. Sa transition vers le cinéma s’amorce en 2016 avec le long-métrage Elektro Mathematrix de Blanca Li.
Toutefois, il marque véritablement les esprits en 2018 dans le film Climax de Gaspar Noé, où il incarne David. Ce projet au casting express lui permet d’allier improvisation physique et jeu d’acteur dramatique. Par la suite, il poursuit sa carrière cinématographique dans De l’or pour les chiens puis dans La Ruche. Il prête également son talent à plusieurs courts-métrages, confirmant ainsi sa polyvalence d’interprète.
La conquête des planches et du spectacle vivant
En dehors des plateaux de tournage, le créateur multiplie les expériences scéniques d’envergure. En 2016, il intègre la troupe de la célèbre comédie musicale Les 3 Mousquetaires. Il y exécute un solo remarqué lors d’un tableau chanté par Damien Sargue.
De plus, il co-produit et interprète avec son groupe des créations ambitieuses comme 24H avec La Street au Théâtre de la Ville. Ces projets démontrent sa volonté d’élever la danse électro au rang d’art théâtral à part entière.
Une synergie artistique et personnelle sous les projecteurs
La rencontre avec Fauve Hautot et l’éclat des Jeux Olympiques
La vie de Romain Guillermic prend un tournant très médiatisé lors de sa rencontre avec la danseuse Fauve Hautot. Néanmoins, les sources divergent sur les circonstances exactes de leur premier contact. Certaines évoquent un coup de foudre en novembre 2023 lors de la Coupe du monde de danse électro. D’autres évoquent une rencontre au printemps 2024 pour préparer les Jeux Olympiques avec la chorégraphe Maud Le Pladec.
Quoi qu’il en soit, leur complicité crève l’écran. Le couple offre ensuite une performance mémorable sous la pluie lors de l’ouverture des JO de Paris en juillet 2024. Cette apparition spectaculaire scelle donc leur union aux yeux du monde. Leur relation est ainsi officialisée peu après. Fauve Hautot confirme publiquement leur amour lors d’une émission télévisée début 2025.
Nouveaux horizons familiaux et projets pour l’automne 2026
L’année 2026 s’annonce particulièrement riche pour le couple, tant sur le plan personnel qu’artistique. Les deux créateurs ont annoncé qu’ils s’apprêtaient à accueillir leur premier enfant.
Par ailleurs, leur complicité se traduit par la fondation de la compagnie de danse « SAME BUT DIFFERENT ». Après une première collaboration avec le Ballet de Lorraine, ils préparent un ambitieux spectacle mêlant danse et théâtre. Ce projet, réunissant neuf danseurs sur scène, est programmé à Paris du 8 octobre au 8 novembre 2026.
En unissant leurs univers respectifs, le créateur et sa partenaire ouvrent la voie à une écriture chorégraphique inédite. Ils fusionnent l’énergie de la rue et l’exigence de la scène contemporaine. Ce métissage promet de continuer à repousser les frontières de l’expression corporelle dans les années à venir.
