Margot Laffite sourit sur la piste d'un circuit avec une voiture de Formule 1 rouge en arrière-plan

Margot Laffite : la passion du sport automobile en héritage et à l’antenne

Le monde des circuits vrombit d’histoires familiales légendaires, mais peu de trajectoires s’avèrent aussi complètes et dynamiques. Au cœur de cette ferveur mécanique, Margot Laffite s’est forgé une place de premier choix, alliant l’adrénaline de la piste à la rigueur des plateaux de télévision. Fille de pilote de légende, elle a su s’affranchir d’un patronyme illustre pour tracer son propre chemin. Des pistes glacées du Trophée Andros aux directs animés des Grands Prix de Formule 1, cette passionnée incarne aujourd’hui une voix incontournable pour les amateurs de vitesse en France.

Une enfance bercée par les paddocks de Formule 1

Un héritage familial prestigieux

Née le 6 novembre 1980 à Paris sous le nom de Marguerite Laffite, la future pilote adopte très tôt le diminutif de Margot, soufflé par sa sœur qui trouvait Marguerite trop long. Elle grandit au sein d’une véritable dynastie du sport automobile. En effet, son père Jacques Laffite s’est illustré comme l’un des plus grands pilotes français de Formule 1 entre 1974 et 1986. Sa mère, Bernadette Cottin, l’accompagne dans ce milieu exigeant avant que le couple ne divorce en 1992. Plus tard, sa mère partage la vie d’Alain Prost, le quadruple champion du monde. Cette union donne naissance à une demi-sœur, Victoria Prost. De plus, son parrain n’est autre que le talentueux pilote Jean-Pierre Jabouille.

Une découverte tardive de la compétition active

Malgré cet entourage exceptionnel, la jeune fille reste longtemps préservée de la fureur des circuits. Son père, ayant cessé sa carrière en Formule 1 alors qu’elle n’avait que cinq ans et demi, refuse de l’emmener sur les Grands Prix. C’est pourquoi elle n’a jamais assisté à une course de son père durant sa carrière active. Néanmoins, le déclic survient à l’adolescence en 1995. C’est à l’occasion des 24 Heures du Mans qu’elle découvre enfin son père en action sur la piste. Cette expérience mémorable éveille en elle une fascination durable pour la course automobile.

Du saut d’obstacle au pilotage sur glace : l’apprentissage de la vitesse

Les premières passions équestres

Avant de prendre le volant, la jeune femme exprime son esprit de compétition dans un tout autre domaine. Durant sa jeunesse, elle pratique intensément l’équitation et participe à de multiples concours de saut d’obstacles. Cette discipline exigeante lui enseigne la rigueur, le sens de la trajectoire et le contrôle de soi. Pourtant, sa trajectoire bifurque radicalement au début des années 2000. Elle décide alors d’abandonner les chevaux après s’être essayée au pilotage sur glace.

Les exploits sur la glace du Trophée Andros

Cette transition vers les sports mécaniques se concrétise rapidement à travers le Trophée Andros, une célèbre compétition de rallycross hivernale. C’est sur ces pistes extrêmement glissantes que Margot Laffite démontre l’étendue de son talent au volant. En 2005, elle décroche une victoire historique dans le Trophée féminin en équipage avec Justine Monnier-Chicherit. Cet exploit constitue le premier équipage 100 % féminin à remporter cette compétition en catégorie Sprint Car. Par la suite, elle s’adjuge à plusieurs reprises le titre de la première dame de la discipline, confirmant son aisance sur la glace lors des éditions suivantes.

Un parcours éclectique sur les circuits européens

Les défis des championnats de GT et de monoplaces

Forte de ses succès hivernaux, elle décide de se mesurer aux circuits asphaltés d’Europe. Durant les saisons 2007 et 2008, elle s’engage ainsi dans le Championnat d’Europe FIA GT3 au volant d’une Morgan Aero 8 GT3. Malgré ses efforts aux côtés de son coéquipier George Alexandre Sturdza au sein de l’équipe AutoGT Racing, elle ne parvient pas à inscrire de points. En parallèle, elle s’essaye brièvement à la monoplace en participant à deux courses de la Formule Renault 2.0 West European Cup en 2008.

La persévérance dans les coupes de marque

Loin de se décourager, Margot Laffite multiplie les expériences dans diverses catégories compétitives. Elle participe notamment à l’Eurocup Mégane Trophy en 2008, 2009 et 2012. C’est en 2009, sous les couleurs de Boutsen Energy Racing, qu’elle obtient son meilleur classement dans cette discipline en terminant dix-septième. Par ailleurs, elle s’aligne en SEAT Leon Supercopa France en 2010, puis en Peugeot RCZ Racing Cup en 2012. En 2022, elle s’engage aux 24 Heures de Spa au sein de la Ligier JS Cup France, terminant à une honorable treizième place au classement général avec l’équipe Orhès Racing.

La révélation médiatique : une voix experte à la télévision

Des essais sur TF1 aux premiers talk-shows

Parallèlement à ses engagements sportifs, la pilote entame une carrière dans les médias de manière totalement fortuite. Sans formation initiale de journaliste, elle se fait repérer pour son aisance naturelle face à la caméra et sa légitimité de sportive. Elle commence ainsi par réaliser des essais de véhicules pour l’émission culte AutoMoto sur TF1 entre 2004 et 2008. En outre, elle collabore au site internet Autodéclic et anime sa première émission, Une fille dans ton vestiaire, sur la chaîne Men’s Up TV, où elle part à la rencontre de sportifs méconnus.

L’ascension sur Eurosport et AB Moteurs

Sa carrière télévisuelle prend une dimension supérieure en 2011. La chaîne Eurosport la recrute pour présenter l’émission Dimanche F1. Elle y affirme son style dynamique et rigoureux, s’impliquant également dans la couverture des mythiques 24 Heures du Mans. La même année, elle prend les rênes de l’émission V6 sur AB Moteurs, un magazine de référence consacré à l’automobile. Grâce à sa double casquette de pilote et d’animatrice, elle s’impose rapidement auprès des téléspectateurs passionnés de mécanique.

L’aventure Canal+ : au cœur de l’élite mondiale de la Formule 1

Une expertise reconnue en direct des Grands Prix

En 2013, le paysage audiovisuel du sport automobile français change avec l’acquisition des droits de la Formule 1 par le Groupe Canal+. La chaîne recrute immédiatement Margot Laffite pour enrichir son équipe d’experts. Pour l’aider à parfaire sa technique de présentation, le groupe lui offre quelques formations complémentaires. D’abord chroniqueuse, elle prend rapidement du galon en animant l’émission Formula One de 2014 à 2016. Depuis 2018, elle officie régulièrement en plateau et directement sur les circuits mondiaux, partageant l’antenne avec Franck Montagny.

Les réalités exigeantes du journalisme de terrain

Le travail de terrain réserve parfois des moments complexes, exigeant un grand sang-froid de la part des journalistes. En 2021, lors de la dernière saison de Kimi Räikkönen, elle fait face à une interview particulièrement difficile avec le pilote finlandais. Interrogé sur l’histoire de la discipline, le pilote se montre extrêmement distant et laconique. La présentatrice qualifie plus tard son comportement d’impoli, soulignant que des réponses de deux secondes rendent le travail en direct très ingrat. Cet épisode démontre la persévérance nécessaire pour mener à bien des entretiens sous haute tension.

Engagements solidaires, événements et vie de famille

Une marraine engagée pour la jeunesse et le sport

En dehors des circuits de course et des caméras de télévision, Margot Laffite met sa notoriété au service de nobles causes. Elle s’engage ainsi activement depuis 2013 en tant que marraine de l’association Du Sport et Plus, qui soutient le quotidien des enfants hospitalisés. Elle parraine également d’autres initiatives, comme le rallye-raid féminin Trophée Roses des Andes en 2016, ou encore l’école de commerce Amos à Rennes en 2020. Ses engagements témoignent de sa volonté de transmettre des valeurs de solidarité et de dépassement de soi.

Une vie personnelle rythmée et active

Sur le plan personnel, elle a partagé la vie de l’humoriste Arnaud Tsamère, qu’elle a épousé en 2015 avant de divorcer en 2017. De cette union est né un garçon prénommé Albert en février 2015. Elle donne ensuite naissance à une fille en février 2020. Pour maintenir son excellente condition physique, elle s’impose une routine matinale rigoureuse composée de pompes quotidiennes. De plus, elle s’adonne avec passion au padel depuis 2024, un sport qu’elle pratique régulièrement avec ses collègues de Canal+ lors de ses nombreux déplacements sur les Grands Prix de Formule 1.

La transmission des valeurs du sport au monde de l’entreprise

Une conférencière inspirante pour les professionnels

Grâce à sa riche double expérience de pilote de haut niveau et de présentatrice télévisée, Margot Laffite intervient régulièrement comme conférencière en entreprise. Sollicitée par des agences spécialisées, elle anime des séminaires et des colloques. Durant ces interventions, elle établit des ponts pertinents entre les exigences de la course automobile et le monde professionnel. Elle y aborde notamment la gestion de la performance, la prise de décision rapide sous pression et l’importance cruciale de la cohésion d’équipe.

À travers ses multiples facettes, Margot Laffite s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable du paysage automobile français. Son parcours singulier, combinant l’exigence physique du pilotage et l’art de la communication, montre que la passion peut se réinventer sans cesse. Qu’elle soit au volant ou au micro, elle continue d’inspirer les futures générations en transmettant avec rigueur et enthousiasme l’amour de la vitesse et de l’excellence.



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