Alors que la championne française multiplie les exploits sur toutes les routes du monde, de nombreux passionnés de cyclisme se demandent qui est le père de Pauline Ferrand-Prévot, ce pilier de l’ombre indispensable à son ascension. Derrière les médailles d’or et les maillots arc-en-ciel se cache une histoire de famille profondément ancrée dans la Marne. Ce cocon familial, entièrement dévoué à la petite reine, a façonné la carrière de l’une des plus grandes cyclistes de l’histoire.
Daniel Dubau, un père de cœur au centre de la dynastie rémoise
Pour comprendre l’identité du père de Pauline Ferrand-Prévot, il faut d’abord lever une ambiguïté administrative qui entoure sa filiation. En effet, selon certaines sources familiales, Daniel Dubau est techniquement le beau-père de la coureuse, étant marié à sa mère Sylviane. Cependant, dans le cœur de la championne et pour le grand public, celui que tout le monde surnomme affectueusement « Dany » occupe pleinement le rôle de figure paternelle.
Installé à Reims, le couple formé par Dany et Sylviane a donné naissance à une véritable institution locale. Ensemble, ils ont géré pendant des décennies le quotidien d’une famille unie par une passion dévorante pour le sport. Dany a notamment dirigé un magasin de vélos rémois historique, situé avenue de Paris, qu’il avait repris en 1975. C’est dans cet atelier que les premières machines de la future championne ont été minutieusement préparées et entretenues.
Une initiation précoce sur les routes marnaises
La transmission s’est faite naturellement dès le plus jeune âge. Dès ses quatre ou cinq ans, la jeune Pauline est mise sur un vélo par ses parents. Pendant que Sylviane s’occupait de l’école de cyclisme locale les après-midis de semaine, Dany gérait sa boutique tout en gardant un œil bienveillant sur les entraînements. Cette éducation sportive s’est faite aux côtés de son frère aîné Evan, dans une ambiance où le vélo n’était pas seulement un loisir, mais un véritable art de vivre au quotidien.
Des larmes de Châtel au col de la Madeleine : un soutien indéfectible
Au-delà de l’apprentissage initial, l’influence de Daniel Dubau s’est mesurée tout au long de la carrière professionnelle de sa fille. Avec son épouse, il a arpenté les routes européennes à bord d’un camping-car familial pour suivre les compétitions de Pauline, transformant ces déplacements sportifs en rituels de vacances. Ce soutien logistique et moral s’est avéré crucial lors des moments de haute tension.
L’un des épisodes les plus marquants de cette complicité s’est déroulé lors du Tour de France Femmes en août 2025. Durant la terrible huitième étape menant au col de la Madeleine, Dany et Sylviane s’étaient postés à quelques kilomètres du sommet pour ravitailler leur fille. Dany lui a tendu un précieux bidon, un geste simple mais fort que Pauline a ensuite partagé sur ses réseaux sociaux en qualifiant son père de héros. Le lendemain, lors de son sacre final à Châtel, c’est dans les bras en larmes de ses parents que la championne s’est effondrée, sous les encouragements émus de Dany.
La nébuleuse Dubau, une véritable fabrique de champions
Au-delà de la relation directe entre Dany et Pauline, comprendre qui est le père de Pauline Ferrand-Prévot permet également de mettre en lumière un arbre généalogique sportif impressionnant. Par cette branche familiale, Pauline est la cousine de Joshua et Lucas Dubau, deux figures bien connues du cyclo-cross français. Elle est également apparentée à Ludovic Dubau, champion de France de cross-country en 1994, qui a officié comme entraîneur pour elle à ses débuts à Reims.
Cette culture de la gagne et de l’effort partagé a soudé les membres de cette famille à travers les générations. En grandissant au milieu de champions, la jeune cycliste a développé un mental d’acier et une rigueur technique hors du commun. Qu’il soit qualifié de père ou de beau-père, Daniel Dubau reste l’architecte premier de cette formidable aventure humaine et sportive, prouvant que les liens du cœur et de la transmission dépassent parfois les simples lignes d’un état civil.
Cette complicité unique continue d’inspirer la championne dans ses nouveaux défis, rappelant à chaque victoire que les plus grands exploits se construisent d’abord en famille.






